Grève des taxis : le préfet donne pour consigne de verbaliser les entraves à la circulation

Alors que les taxis en sont à leur troisième jour de grève, le préfet est intervenu ce mercredi matin sur les ondes de la radio Freedom pour s'exprimer sur la situation.
Troisième jour de mobilisation pour les taxis ce mercredi 8 octobre. Alors que les barrages filtrants sont installés dès l’aube sur la quatre voies de Sainte-Marie, à Pierrefonds et à la Possession, le préfet a réagi fermement en dénonçant les conséquences du mouvement sur la population.
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"La réponse est à Paris"
Le représentant de l’État a rappelé que le cœur du conflit se situe au niveau national. "La réponse ne se trouve pas à La Réunion, la réponse est à Paris, à la Caisse nationale d’assurance maladie", a-t-il déclaré, soulignant qu'il avait jusqu’ici joué un rôle d’écoute, de compréhension et d’intermédiation entre la profession et la CNAM.
"Nous n’avons pas le droit de prendre la population en otage"
Alors que plusieurs axes routiers stratégiques ont été paralysés, le préfet a tenu à exprimer sa solidarité envers les automobilistes bloqués dans les embouteillages. " J’apporte mon soutien à tous les automobilistes, à tous les employés qui sont actuellement coincés dans leur voiture. C’est insupportable. Nous n’avons pas le droit, quelles que soient les raisons du conflit, de prendre la population en otage", a-t-il insisté.
Le préfet affirme avoir donné des consignes pour limiter les perturbations. " J’ai donné des instructions : je ne veux pas que les taxis bloquent la circulation et qu’ils mènent des opérations de ce type. Cela s’apparente à une violation manifeste de la loi", a-t-il déclaré. Des procès-verbaux seront ainsi dressés et envoyés à la justice, assure-t-il.


