Grève des médecins libéraux : une mobilisation “au service de la population” défend le SML Réunion

À l’appel des syndicats, les médecins libéraux de ville et des cliniques ont entamé une grève pour dénoncer plusieurs mesures du budget de la Sécurité sociale. Un mouvement visant à “empêcher la médecine libérale de disparaître”, soutient le SML Réunion.
Dans un communiqué, le syndicat se dit pleinement engagé dans une action présentée comme une défense de la médecine de proximité.
Le SML Réunion (Syndicat des médecins libéraux) précise être “membre à part entière” de l’intersyndicale réunionnaise des médecins libéraux, même si son nom n’a pas été mentionné dans le dernier communiqué de cette dernière.
Son président, par ailleurs vice-président national du SML chargé de l’outre-mer, le Dr Humbert Gojon, se félicite de la création d’une intersyndicale locale à La Réunion, “unanime pour soutenir le mouvement national du 10 au 14 janvier de fermeture des cabinets de spécialistes et de cessation d’activité des cliniques privées”.
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Le SML Réunion “félicite les médecins spécialistes de La Réunion et les cliniques privées de La Réunion, qui ont très majoritairement décidé de suivre ce mouvement national de grève”. Ce qui explique, selon lui, des “réquisitions déjà annoncées de spécialistes par l’ARS Réunion”.
“Une action au service de la population réunionnaise”
Selon le syndicat, cette grève est d’abord “une action au service de la population réunionnaise”, visant à empêcher la disparition de la médecine libérale. Le SML met en avant la nécessité de “conserver une médecine de proximité et de premier recours de qualité, avec son médecin choisi et libre de soigner au mieux”.
Cette position rejoint les alertes portées par l’intersyndicale des médecins libéraux, qui a appelé à la fermeture des cabinets dès ce samedi, un mouvement qualifié “d’historique” dans les cliniques privées de l’île. Les organisations syndicales dénoncent une remise en cause profonde de la médecine libérale et alertent sur les conséquences directes pour l’accès aux soins des Réunionnais.
“Une attaque sans précédent”
À La Réunion, environ 1 400 médecins exercent en cabinet ou en établissement privé, assurant une part essentielle de la prise en charge médicale. L’intersyndicale rappelle que la médecine libérale représente, au niveau national, près de deux millions de consultations par jour, soit 80 % des consultations totales, ainsi qu’une large part de l’activité chirurgicale, de radiologie et d’endoscopie.
Le mouvement de grève s’inscrit dans un contexte de contestation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Les syndicats dénoncent notamment “une attaque sans précédent” contre leur profession, pointant la baisse de certains tarifs, les contraintes budgétaires accrues et un climat de défiance jugé incompatible avec le maintien d’un système de soins accessible et de qualité.


