Grève à l'ESIROI ce jeudi: "La souffrance du personnel doit être reconnue"

"Depuis sa création en 2009, l’ESIROI a été le théâtre de nombreuses difficultés. Une partie du corps enseignant - dont fait partie l’ancien administrateur provisoire de l’école de 2009 à 2011, nommé ensuite directeur de l’école de 2011 à 2017 – exerce des pressions anormales sur le personnel administratif", indiquent les grévistes dans un communiqué. "Depuis plusieurs années, les personnels administratifs sont traités comme le parent pauvre de cette école et mis à mal par certains enseignants (peu d’ouvertures de concours, refus de formation, promotion ou concours-canapé…)".
Si l'équipe a changé, le personnel administratif et de la BU estime que "l’ancienne équipe de direction de l’ESIROI continue à entraver la bonne marche de l’école". "Acharnement sur le personnel administratif par des diffamations, des outrages, des accusations non fondées, du dénigrement, des pressions anormales, court-circuitage permanent de la nouvelle et jeune équipe de direction" sont notamment décriés.
Le personnel de l'école, soutenu par sa direction actuelle, indique avoir fait remonter depuis des mois à la Présidence de l'Université l'ensemble de ces problématiques par des signalements, "sans qu'aucune action concrète n'ait été mise en place pour stopper ces agissements".
S'ils ont décidé de montrer à nouveau leur mécontentement ce jeudi, c'est notamment car "on a en plus des collègues qui sont en état de fragilité, des femmes enceintes, qui ont été mis en arrêt et c'est ça qui a peu fait sauter le bouchon on va dire", précise Hélène Lucas.
"L'anxiété, l'insomnie, on n'est pas encore au burn out, mais il ne faudrait pas que cela arrive", confie-t-elle, en ajoutant qu'elle souhaite pour le personnel de l'ESIROI un quotidien "sans diffamation, sans souffrance, sans anxiété,..." Le personnel a disposé 11 chaises pour représenter les 11 employés de l'ESIROI, sur lesquelles ils ont inscrit ces mots de souffrance quotidienne.
Hélène Lucas confie que, dès cette après-midi, ils seront au Moufia, "au bâtiment chocolat". Elle ajoute que s'ils n'ont pas de réponses concrètes rapidement, ils n'hésiteront pas à reconduire le mouvement, après concertation. Mais ils attendent de voir la fin de la journée car ils savent que "des négociations en cours et que les gens font leur maximum pour trouver des solutions".



