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Grève à Albioma : la colère des canniers monte

Ecrit par G.D. – le dimanche 31 août 2025 à 10H13
Photo d'illustration

La grève du personnel d’Albioma du 2 septembre, à l'appel de la grève national lancée par la CGT Mines Énergie, entraîne la fermeture des centres de réception de cannes lundi 1er et mardi 2 septembre. Un blocage qui provoque la colère des syndicats agricoles, alors que la campagne sucrière est déjà en grande difficulté.

La campagne sucrière 2025 connaît un nouveau coup d’arrêt. Les deux usines sucrières de l’île, Bois Rouge et le Gol, ainsi que l’ensemble des centres de réception, seront fermés lundi et mardi en raison d’un mouvement du mouvement de grève national lancé par la CGT Mines Énergies le 2 septembre. Une reprise des livraisons est annoncée pour mercredi, à condition que la grève ne soit pas prolongée.

Lire aussi : “Pris en otage” : la FDSEA dénonce la grève à Albioma

Pour les syndicats agricoles, c’est une situation intenable. La CGPER comme la FDSEA dénoncent une filière “prise en otage” par un conflit qui ne concerne pas les planteurs, mais dont ils subissent directement les conséquences.

Une campagne en péril

Chaque journée de blocage est synonyme de pertes irréversibles : cannes qui se dégradent dans les champs, baisse de la richesse saccharine, pertes économiques pour les exploitations. “Nos canniers ne peuvent pas une fois de plus être pris en otage en pleine campagne !”, alerte la FDSEA, qui demande à Albioma de “régulariser la situation au plus vite” ou, à défaut, d’indemniser les planteurs pour les pertes subies.

Même son de cloche à la CGPER. “Nous respectons le droit de grève, mais nous ne pouvons accepter que ce conflit mette en péril la campagne sucrière”, prévient son président Jean-Michel Moutama. Le syndicat exige des mesures immédiates : reprise rapide des livraisons, plan de rattrapage et garanties pour que les planteurs ne supportent pas seuls les conséquences du mouvement.

Face à l’urgence, la CGPER interpelle directement le préfet et lui demande “de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer la continuité de la campagne sucrière et protéger une filière essentielle à l’économie de l’île”.

La tension est donc à son comble. Entre les cannes qui risquent de se perdre et les exploitations déjà fragilisées par une campagne qualifiée de “plus que difficile”, les planteurs disent ne plus pouvoir encaisser de nouveaux coups durs.

Etiquettes : Agriculteurs | Albioma | Grève | Planteurs

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