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Greffiers en grève : « Assez d’être les parents pauvres, sans nous il n’y a pas de justice »

Ce lundi 3 juillet, les greffiers de La Réunion ont entamé une grève en écho à un mouvement national. Leurs revendications portent sur la nouvelle grille indiciaire qui doit être mise en place ainsi que sur la reconnaissance de leur fonction qu'ils estiment dévaluée.

Ecrit par 1167938 – le lundi 03 juillet 2023 à 13H19

Les greffiers sont en colère et le font savoir depuis ce lundi matin devant tous les tribunaux de France. C’est le cas aussi à La Réunion. Ils s’estiment particulièrement lésés par la nouvelle grille indiciaire qui est proposée par le ministère de la Justice.

Pour bien comprendre cette problématique, il convient de préciser qu’aucune audience ou qu’aucun acte juridique ne peut se faire sans la présence d’un greffier. Le duo magistrat-greffier est indissociable au sein de l’institution judiciaire. Pour exemple, lorsqu’un juge condamne une personne, le jugement n’est validé qu’en présence de la signature d’un greffier. 

Comme l’indique une greffière en colère, tout en tenant compte de l’obligation de réserve due à sa fonction, « la nouvelle grille indiciaire des greffiers proposée par le ministère nous augmente d’un tout petit minima et, à coté de ça, propose un reclassement et une dégringolade complète de chacun d’entre nous au niveau de nos échelons. Nous sommes absolument perdant, nous trouvons cela inadmissible. Au-delà de cette grille indiciaire qui est proposée, nous sommes tous concernés par les conditions déplorables qui sont proposées par le ministère de la Justice.

Nous sommes aujourd’hui les parents pauvres du ministère. Nous demandons une revalorisation de notre fonction, nous en avons assez d’être les hommes et les femmes de l’ombre. Sans nous, il n’y a pas de justice ! Nous sommes des techniciens de la procédure, nous authentifions les décisions et sans notre signature, aucune décision de justice ne peut être appliquée. C’est un mouvement sans précédent. La France présente un budget absolument déplorable. À PIB égal, nous sommes le troisième pays en partant du bas de l’échelle juste devant l’Irlande et le Portugal. » 

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