Grand Boucan : sécurité renforcée, drones et fouilles au programme

À l’approche de l’édition 2025 du Grand Boucan, les autorités ont prévu un dispositif de sécurité exceptionnel à Saint-Paul. Fouilles, périmètre sécurisé et captation d’images par drone sont au cœur de l’organisation pour prévenir tout trouble à l’ordre public.
Le Grand Boucan revient ce dimanche 29 juin à Saint-Paul, et avec lui, une foule attendue de près de 60.000 personnes. Face à cet afflux massif et au contexte sécuritaire tendu, la préfecture de La Réunion a pris plusieurs arrêtés afin d’encadrer strictement l’événement. Un périmètre de protection est ainsi instauré dès 9 heures dimanche matin, et ce jusqu’à 1 heure du matin le lundi 30 juin. Il couvre le front de mer de Saint-Paul, entre la médiathèque Leconte de Lisle et le quai Gilbert, en incluant le débarcadère et la place du marché forain.
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Dans cette zone restreinte, l’accès des piétons pourra être conditionné à des palpations de sécurité, ainsi qu’à l’inspection visuelle et la fouille des sacs. Ces opérations seront menées par les officiers et agents de police judiciaire, avec l’appui possible de personnels de sécurité privée habilités à opérer sur la voie publique. Quant aux véhicules, leur entrée dans le périmètre ne sera possible qu’après inspection, sous réserve du consentement du conducteur. Là encore, seuls les personnels habilités de la gendarmerie ou de la police pourront procéder à ces contrôles.
Surveillance dans les airs
Parallèlement à ces mesures au sol, la surveillance de la manifestation s’étendra également aux airs. Un arrêté préfectoral daté du 26 juin autorise l’usage d’un drone équipé de caméra par le commandement de la gendarmerie nationale. Cette captation d’images, limitée dans l’espace au boulevard du front de mer et à certaines rues adjacentes, sera active tout au long de la journée de dimanche et jusqu’à 2 heures le lundi matin. Ce dispositif vise à prévenir les troubles à l’ordre public, soutenir les forces au sol et réagir rapidement en cas de mouvement de foule ou de situation d’urgence.
Les autorités justifient cette mesure exceptionnelle par le niveau élevé de la menace terroriste – le plan Vigipirate étant maintenu à "urgence attentat" depuis mars 2024 – mais aussi par les précédents observés lors d’éditions antérieures du carnaval. La présence de drones de loisir illégalement utilisés au-dessus de la foule avait déjà été signalée, avec un risque réel de chute sur les spectateurs. L'usage encadré d’un drone officiel est donc présenté comme « nécessaire et proportionné » pour sécuriser l’événement.


