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Gillot : 682 g de cocaïne dans 56 pochons, 3 ans de prison

Une jeune femme a été interpellée dimanche matin en possession de cocaïne à son arrivée à l'aéroport Rolland Garos. Placée en garde à vue puis déférée, elle a été jugée ce mercredi dans le cadre d'une comparution immédiate.

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 18 novembre 2021 à 10H41

Ce dimanche matin, à l’arrivée du vol Corsair, deux amies débarquent en provenance d’Orly pour des vacances à La Réunion. L’une d’entre elles est immédiatement marquée par le chien des douanes, synonyme de détention de stupéfiants. Les agents la contrôlent et trouvent, scotchées sur elle, trois poches de cocaïne. Au total, ce sont 682 g qui sont saisis, répartis en 56 ovules à ingérer. Son amie est également interpellée un peu plus tard mais rien n’est trouvé sur elle. 

En difficulté financière, elle accepte mais refuse d’ingérer les capsules

Après 96 heures de garde à vue, Rajaa E., 20 ans, et Nadia T., 24 ans, sont jugées pour détention, transport et acquisition de produits stupéfiants. À la barre, les deux jeunes filles indiquent qu’elles sont très copines depuis 4 ans. Nadia a accepté de suivre sa « go » en vacances à La Réunion tous frais payés. Le schéma est toujours le même : on propose à Rajaa de transporter de la drogue en échange de 6000€. En difficulté financière, elle accepte mais refuse d’ingérer les capsules et décide de les scotcher sur elle. Résultat, le chien la marque et elle risque 10 ans de prison. 

Pour la procureure « il y a une co-action »

Lors de la longue audience, les débats ont été animés autour de Nadia. Rien n’a été trouvé sur elle et aucune information de son téléphone ne permet de la relier à la drogue. Rajaa a, de son côté, entièrement reconnu les faits et jure que sa copine ne savait pas. Ce n’est pas l’avis du ministère public pour qui les deux femmes sont coupables des mêmes faits. Pour la procureure « il y a une co-action ». Elle requiert 4 ans de prison, un mandat de dépôt et une interdiction de territoire français pendant 5 ans pour Nadia. En effet, la jeune fille, qui a toujours vécu en France, est en instance de naturalisation. 

« Si oui, il faudrait être demeurée ! »

Pour Rajaa, les réquisitions sont plus simples, elle a reconnu. Le parquet requiert une peine de 4 ans, un mandat de dépôt et une interdiction de séjour à La Réunion pour une durée de 5 ans. La défense de Nadia, Me Nacima Djafour, s’offusque et le fait savoir :« Rien n’a été trouvé sur elle, il n’y a aucun contact dans son téléphone en rapport avec un trafic à La Réunion. Dès son arrivée, elle s’est présentée aux douaniers pour leur présenter sa carte de séjour. Est-ce le comportement de quelqu’un qui transporte de la drogue ? Si oui, il faudrait être demeurée ! », plaide la robe noire qui demande la relaxe de sa cliente. 

« On a tous fait des erreurs et on a tous droit à une seconde chance ! »

Me Marius Rakotonirina, qui défend Najaa, s’agace tout autant des réquisitions : « Elle a assumé sa responsabilité à chaque instant. C’est une personne entière qui a fait un acte irréfléchi. Les narcotrafiquants ciblent des femmes fragiles mais ces salauds ne sont pas devant vous ! Vous parlez de « mules », mais c’est le croisement entre un âne et une jument, un animal à qui on donne des ordres, qui doit obéir ! Je trouve ça déshumanisant, je préfère « transporteur ». On a tous fait des erreurs et on a tous droit à une seconde chance ! Je vous demande une peine plus juste« . Le tribunal relaxe Nadia T. et condamne Rajaa E. à la peine de trois ans de prison avec un mandat de dépôt. 

 

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