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Garance : des sinistrés prioritaires mais un recensement partiel

Ecrit par Sophie Fontaine – le jeudi 13 mars 2025 à 17H37
A Bellepierre, dans les hauts de Saint-Denis, le propriétaire d'une maison est consterne. Il a tout perdu. Le mur de soutenement de la maison situee au dessus de son terrain a cede pendant le cyclone deversant des tonnes de boue a l'interieur. desormais, c'est une grande partie du mur de soutenement qui menace l'habitation. Les hommes de la securite civile sont venus constates les degats.

Deux semaines après le passage de Garance, le relogement des familles sinistrées reste une priorité. Mais un recensement complet des besoins reste à faire, notamment pour le secteur privé.

Près d’une quinzaine de jours après le passage de Garance, le relogement des familles sinistrées reste une urgence. Maires, présidents de CCAS et bailleurs sociaux étaient réunis ce jeudi matin en préfecture, à la demande du directeur de la DEETS, Arnaud Pouly, pour trouver des solutions aux familles concernées.

Lire aussi : Cyclone Garance : les sinistrés dans l'urgence se heurtent à la crise du logement

Encore 53 personnes se trouvent dans les trois centres d'hébergement encore actifs. Des solutions, pour la plupart temporaires, ont été apportées aux réfugiés de celui de Saint-André ainsi que pour ceux de Saint-Benoît. Les deux centres devraient fermer cette semaine, tandis que la situation reste à analyser pour les personnes abritées au centre d’hébergement de Bras-Panon. Des personnes sont également hébergées dans des hôtels, des gîtes, via le dispositif d'hébergement d’urgence, le SIAO, communément appelé “le 115”.

Logements sociaux : les sinistrés de Garance (éligibles) prioritaires

Au vu de la longue liste d’attente pour un logement social à La Réunion et de l’urgence des familles, les sinistrés de Garance sont jugés prioritaires. Les commissions d'attribution de logements sont bloquées dans le Nord et l’Est, là où vivent la grande majorité des ménages concernés. “Un grand nombre de logements ont déjà été proposés aux personnes par les bailleurs sociaux. On fait au cas par cas, plus d’une centaine de logements ont été proposés à ce jour”, annonce le directeur de la DEETS.

Dans le privé, le recensement des besoins n’est pas fait

Si un recensement a été réalisé dans le secteur social, on ne connaît pas le nombre total de sinistrés dans le besoin d’un relogement d’urgence, faute de chiffres dans le secteur privé. Les locataires du parc privé, s’ils y sont éligibles, peuvent rejoindre la liste des priorités du parc social. Pour les autres, l’État renvoie d’abord les familles vers les assureurs, dont aucun bilan en termes de relogement ou de prise en charge n’est établi à ce jour. “Le premier conseil, c’est de mobiliser les assurances, quand [les personnes] en ont une. Des propositions seront faites par les assurances en termes de relogement temporaire”, exprime Arnaud Pouly, qui assure qu’un accompagnement sera effectué en fonction des besoins.

Si elles ne sont pas éligibles, il va falloir qu’on trouve des solutions pour ces personnes-là. Ce qu’on veut, c’est recenser des personnes qui sont dans cette situation. Aujourd’hui, ces personnes-là ont trouvé des solutions [temporaires]. On est en train d’estimer le nombre de personnes que ça pourrait concerner.”

Concernant la réhabilitation des logements, le travail a déjà commencé. “Les bailleurs sont en train de recenser l'ensemble des logements qui doivent être soit complètement réhabilités, soit rénovés”, indique le directeur de la DEETS.

Etiquettes : Cyclone Garance | sinistrés

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