Françoise Vergès à sa mère : "Tu nous a appris à être libres"

Au coeur du cimetière paysager du Port, des centaines de personnes sont venues assister à l'enterrement de Laurence Vergès.
L'oraison funèbre a débuté avec le discours du maire de Saint-Louis peu après 15h. Claude Hoarau a mis en avant le caractère dévoué de la femme de Paul Vergès. "Laurence, tu as apporté ta contribution au peuple réunionnais". Une perspective dans laquelle s'est engouffré Elie Hoarau. "Voilà une personne qui n'est pas née à la Réunion et qui s'est dévouée pour la Réunion". Et au dirigeant du PCR de retracer les grandes lignes du combat de Laurence Vergès, "depuis son arrivée avec son époux en 1954, déjà avec Claude et Françoise".
Son lien étroit avec l'UFR n'a évidemment pas été omis des discours. "Elle a rejeté le dogme qui voulait qu'une bonne mère de famille, c'est une femme au foyer". Une manière de rendre hommage à ses luttes à destination de la femme réunionnaise dès 1958 et la création de l'Union des femmes réunionnaises.
Personnage public discret, "sa disponibilité permanente pour les autres au détriment parfois de son intimité" a toutefois reconnu Elie Hoarau. Comme un lien avec l'histoire tumultueuse des années 60 notamment, il a enfin rappelé que "pendant cette période de clandestinité de son mari, (soit 2 ans et demi), c'est Laurence qui permettait à Paul de rencontrer ses enfants".
Avant l'inhumation, Françoise Vergès a pris la parole pour livrer un discours poignant d'une fille à une mère. "Tu nous a appris à être attentif au bruissement du monde...Tu nous as appris à être libres, indépendants".






