Revenir à la rubrique : Courrier des lecteurs

Franco, victime de lui-même

A chaque fois qu’il prend la parole, le président de Collair est l’objet de critiques convergentes.
Ecrit par zinfos974 – le mardi 26 janvier 2010 à 11H04

Aucune image à la une trouvée pour cet article.

Franco doit s’en prendre à lui-même et à ses méthodes. C’est lui qui a fait du lynchage médiatique une arme favorite. Ses victimes –individuelles ou collectives- sont nombreuses. Il a introduit des critères d’évaluation "morale" : fortune personnelle, revenus, gestion de l’argent public, relations avec les entreprises capitalistes, relations avec les pouvoirs publics et degré de dépendance à leurs égards. Antoine Franco a fait prospérer un terme: à ses yeux sont des "alimentaires" ceux qui défendent des idées proches de celles de la majorité régionale.

Ses adversaires ont décidé, de lui retourner ses propres armes. Dans l’échange des propos, on apprend certaines choses.
Franco a soutenu Vergès à Saint-Paul. Il ne l’a plus fait non pour divergence idéologique mais par désaccord sur les méthodes du second tour.
En 2003, Franco créé Collair et sollicite une mission de consultant auprès de Vergès. N’ayant pas de réponse, il mène campagne contre le président de Région et se présente aux Régionales de 2004. Depuis, sur n’importe quel prétexte, à n’importe quel moment Franco sort l’artillerie lourde contre la politique régionale.

Aujourd’hui, ses adversaires lui demande de faire, à son tour, la transparence. Ils l’invitent à fournir fiches de paye, livres de comptes, diplômes dans les différentes affaires qu’il a montées (pleurotes, fantasticable, Collair, vente des autocollants et de la répartition des collectes.). Il lui demande de "publier la preuve que ni lui ni ses proches ni ses héritiers n'ont été de près ou de loin redevables au PCR, à ses membres, ou en contact quelconque avec ces derniers". Apparemment, ils ont, sur lui, un certain nombre d’éléments.
Franco ne répond pas et adopte la posture de victime et crie au lynchage. Certains de ses amis le soutiennent.

On peut s’étonner d’un certain nombre de faits.
Enseignant, Antoine Franco a aussi exercé la responsabilité de chef d’entreprises. Pouvait-il légalement –sinon moralement, cumuler ? A un moment de sa vie, Franco a été un "capitaliste" à la tête d’entreprises. A-t-il appliqué tout ce qu’il demande au président de Région de mettre en œuvre avec Air Austral ? A-t-il fait du social ?
Ses sociétés ont vraisemblablement obtenu des aides publiques, des subventions. Franco, accepterait-il le qualificatif "d’alimentaire" ?

S’il ne fait pas la transparence, ses revendications n’auront plus de crédit. Ses adversaires auront su trouver ses points faibles.

Muriel Pavot

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :