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Financement libyen : sept ans de prison requis contre Nicolas Sarkozy en appel

Ecrit par Zinfos974 – le mercredi 13 mai 2026 à 18H34
Photo d'archives : Luc Ollivier - Anakao Press

Le parquet général a requis ce mercredi devant la cour d’appel de Paris une peine de sept ans d’emprisonnement contre Nicolas Sarkozy dans l’affaire des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Les magistrats réclament également 300.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité à l’encontre de l’ancien chef de l’État.

Après plus de deux mois de procès, les trois avocats généraux ont détaillé dans l’après-midi les peines demandées contre les dix prévenus renvoyés dans ce dossier tentaculaire. Des réquisitions identiques à celles formulées il y a un peu plus d’un an par le Parquet national financier lors du procès en première instance.

Lire aussi : Procès du financement libyen : le parquet requiert la condamnation de Nicolas Sarkozy en appel

Le ministère public a également requis quatre ans de prison, dont deux avec sursis, contre l’ancien ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux. Contre Claude Guéant, ancien proche collaborateur de Nicolas Sarkozy, le parquet général demande six ans d’emprisonnement ainsi que 100.000 euros d’amende.

Cinq ans de prison ferme en première instance

Lors du premier procès, Nicolas Sarkozy avait été condamné à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs, tout en étant relaxé pour plusieurs autres infractions. Les magistrats du parquet avaient alors dressé le portrait d’un homme animé par une “ambition personnelle dévorante”.

Depuis lundi, l’accusation déroule un réquisitoire particulièrement sévère. Le parquet général considère que l’ancien président a été “l’instigateur de rencontres avec des hauts dignitaires du régime libyen” afin de mettre en place un financement occulte de sa campagne de 2007.

Mardi, les représentants du ministère public ont demandé à la cour d’appel d’aller plus loin encore en retenant également les qualifications de corruption, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics. Selon eux, un “accord” aurait bien existé entre le régime de Mouammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy.

Face à la cour, l’avocat général Damien Brunet a estimé que les débats avaient permis d’établir que des fonds publics libyens avaient pu être mobilisés “pour financer les aspirations personnelles et politiques de Nicolas Sarkozy”.

Etiquettes : Nicolas Sarkozy

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