Financement de la route du littoral: Les inquiétudes de l'Alliance balayées par le préfet

Environnement, sécurité, économie… tous les pans de la société réunionnaise ont été passés au crible par les services de l'Etat. Sur l'aspect économique, la question des chantiers structurels de notre île, dont la nouvelle route du littoral, a été abordée. L'occasion pour les élus de l'Alliance de poser une nouvelle fois à la Préfecture la question du financement de la nouvelle route dont le maître d'oeuvre est la Région.
Première à dégainer parmi les élus de l'Alliance, Catherine Gaud. La conseillère régionale réclame la saisie de la MEEF (Mission d'expertise économique et financière) sur appréciation du préfet. "On vous demande de saisir la compétence de la MEEF. Dans ces missions, il est question d'apprécier et déterminer les conditions de soutien financier des projets sous maîtrise d'ouvrage public", explique Catherine Gaud.
Il s'agit pour les élus d'un "minimum" à faire. Des élus de l'Alliance qui regrettent l'absence de réponse de la Préfecture aux différents courriers adressés sur cette question et restés sans réponses à ce jour. Pour Camille Sudre, il est même question d'éviter une "catastrophe financière". Tançant une nouvelle fois la majorité régionale sur la gestion de la collectivité et le financement de la route, le conseiller régional réclame des "réponses". "Ce sont des accusations graves", lâche-t-il.
Pas de raisons de diligenter une expertise de la MEEF
Interpellé, le préfet s'est employé à répondre aux inquiétudes soulevées par l'opposition régionale. "Je n'ai pas demandé et je ne demanderai pas une expertise de la MEEF pour deux raisons : la taille du dossier et son calendrier", explique-t-il. "Le dossier route du littoral échappe à ces considérations (…). En ce qui concerne le calendrier, il y a un temps pour tout. La Déclaration d'utilité publique a été adoptée en 2012. Le projet réunissait toutes les conditions financières", poursuit-il.
"Ce n'est ni du niveau de la MEEF, ni en terme de temps (…). Sur la capacité financière a assuré les 1,6 milliard euros, déjà pas mal d'argent a été mis sur la table et dépensé. L'Europe a mis 80 millions d'euros sur la table. Je ne mets pas en doute l'acte signé par le commissaire européen. Je ne mets pas en doute la parole de mes collègues de l'administration centrale et du ministre assurant que le financement est bouclé", rappelle Jean-Luc Marx.
Des explications qui ne satisferont pas Camille Sudre. "Ce sont des réponses de préfet", explique-t-il en aparté.


