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Faux Viagra sous le manteau : Trois frères de Saint-André rattrapés par les douanes

Trois frères ont été condamnés pour avoir vendu illégalement des médicaments génériques du Viagra dans leur boutique de vêtements à La Réunion. Importées d'Inde et de Malaisie, ces pilules, beaucoup plus dosées que la norme, étaient revendues à des prix élevés. Confondus mi 2022, ils ont été sanctionnés pour trafic de médicaments falsifiés et exercice illégal de la profession de pharmacien. Ils avaient échappé à l'amende douanière.
Ecrit par I.S. – le samedi 31 août 2024 à 17H39
Pendant deux ans, trois frères ont revendu via leur boutique des médicaments génériques du Viagra importés d’Inde et de Malaisie (DR)

Pendant deux ans, trois frères ont revendu via leur boutique de vêtements située dans le centre-ville de Saint-André des médicaments génériques du Viagra importés d’Inde et de Malaisie. Les trois hommes âgés de 62, 65 et 68 ans se sont improvisés pharmaciens. Ils dissimulaient entre les vêtements qu'ils proposaient à leur clientèle des cachets de marque "Vigra" ou autre "Cenforce", 30 à 68 fois plus dosés à la pilule originale indiquée dans les troubles de l'érection. Les faux cachets étaient acquis sur le net entre 10 à 30 centimes l’unité selon le dosage pour être revendus de 5 à 15 euros pièce.

De septembre 2021 à septembre 2022, les services douaniers interceptaient un colis contenant 5000 pilules en provenance d’Asie. Une enquête avait été ouverte et les deux suspects placés sous surveillance. Pendant les semaines qui avaient suivi, des envois similaires avaient été constatés, dont certains contenaient également d'autres produits dérivés, sous forme de tisanes par exemple, censés avoir un effet similaire, mais considérés comme dangereux en France.

75.450 euros d'amende douanière requis

Finalement, ce sont 12.350 comprimés d’une valeur estimée à 63.000 euros qui ont été saisis par les douanes, dont  5.000 cachets de faux Viagra au sein du magasin saint-andréen ainsi que près de 300.000 euros en liquide. En juin 2024, un des frères était condamné à six mois de prison ferme à effectuer sous bracelet électronique, le second à une peine de prison avec sursis. Tous avaient écopé d'une amende délictuelle, mais rien du côté douanier. N'ayant pas été informées de la date du procès, les douanes n'avaient pas pu se constituer partie civile.

Le 22 août dernier, devant la cour d'appel, les douanes ont demandé aux juges de condamner la fratrie à payer 75.450 euros d'amende douanière. La décision est attendue le 31 octobre prochain.

Etiquettes : Douane | Saint-André | Trafic

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