Etats généraux de l’Outre-mer : la semaine de vérité

C’est une semaine particulière qui commence. En effet, tous ceux qui ont pris part aux huit ateliers pour évoquer les problèmes et les solutions, et ce dans le cadre des Etats généraux de l’Outre-mer, sauront si leur contribution a servi à quelque chose.
Faut-il vraiment en attendre quelque chose ? Sans doute, la mise en application les grandes décisions déjà contenues dans la Lodéom (Loi d’orientation pour le développement économique de l’Outre-mer), un projet de loi qui a été adopté au mois de mai.
Toutefois, comme l’ont déjà annoncé la semaine dernière sur leur site internet Domhebdo et Bondamanjak, Nicolas Sarkozy va s’appuyer sur ce Comité interministériel de l’Outre-mer pour prendre des décisions à la carte.
C’est déjà le cas avec la programmation de deux référendums en Guyane et en Martinique, le premier sur le passage de l’article 73 à 74, et ce pour plus d’autonomie, le deuxième sur la création de l’assemblée unique.
Il est vrai que dans l’émission “Toutes les Frances” qui passe Tempo, Marie-Luce Penchard avait indiqué “pourquoi pas un statut spécifique à chaque territoire, si celui-ci en fait la demande ?”
Il est évident que les projets de loi qui seront décidés par le CIOM, découleront de la Lodéom, mais devraient également se situer dans le cadre de la prochaine réforme territoriale. L’exercice de style a été bien préparé. Le fond, c’est la Lodéom. La forme, c’étaient les Etats généraux de l’Outre-mer.


