Et nous baissons culotte : pas de femme française pour le roi Salmane !

Je vais encore en exaspérer quelques-uns mais vous savez ce que je pense des fâcheux…
Le roi Salmane d’Arabie saoudite choisit de passer ses vacances sur la Côte d’Azur française plutôt que sur la Riviera italienne ou chez son cousin d’Abou Dhabi, plus près de chez lui. Flatteur.
Question : était-il indispensable de privatiser une plage pour lui tout seul ?
Enfin… pour lui et les quelque 500 femmes de son harem officiel, ses maîtresses non moins officielles, ministres, valets, porte-flingues, eunuques, décapiteurs sabre au clair, porteurs de fume-cigares et autres indispensables de sa suite ordinaire. Louis XIV n’en avait pas autant.
Une petite plage sympa fréquentée par des gens sympas comme vous et moi devient du coup affaire d’Etat. Ces gens sympa, on les a écartés d’un trait de cimeterre : ils vont gêner sa Majesté.
"Il s’agit d’un important souverain étranger qui conclut des affaires à coups de milliards avec la France !" J’entends bien. Tout juste si on ne me traite pas de béotien. Je ne suis pas idiot quoiqu’en dise le chat de la voisine.
Doit-on pour autant céder à tous les caprices d’un potentat loin de côtoyer les canons de la démocratie comme se plaît à le seriner notre Hollandais volant ?
Dernière lubie du roi, aucune femme CRS française ne devra être préposée à sa royale protection !
Non pas qu’il doutât de leurs capacités professionnelles. "Mais comprenez, ma bonne dame… ce sont des femmes". Ah… Bon. Admettons qu’on fasse une fleur au potentat d’un pays où il en pousse si peu. Mais où est la réciproque ?
Les touristes occidentales en pays d’Islam n’ont pas droit au bikini. Le monokini encore moins.
Il y a 40 ans, on parlait des "termes de l’échange". Cet échange, apparemment, est aujourd’hui à sens unique. Certains étrangers imposent leur loi au nom de la République française ; d’autres, Français, n’ont pas droit à ce qu’on respecte la leur.
Qu’on ne vienne pas me taxer d’extrême-je-ne-sais-quoi. Je dis simplement que la réciprocité, entre gens différents, doit être la règle.
"Tout le monde viendra m’voir pendu/Sauf les aveugles… bien entendu".
A tchao !
Jules Bénard


