Entre 1 et 2 ans de prison pour trafic : "J’ai commencé pour payer mes dettes et puis ça a été plus fort que moi"

Trois individus avaient été déférés devant le parquet de Saint-Denis pour être jugés dans le cadre d'une comparution immédiate. Mais tous avaient souhaité bénéficier d'un délai pour préparer leur défense.
Ce trafic a commencé en janvier 2019 jusqu’à l’interpellation des trois individus en avril 2021. Le père et Mohammad Domun disent qu’ils avaient des problèmes d’argent, raison pour laquelle ils se sont lancés dans ce trafic. "J’ai commencé pour payer mes dettes et puis ça a été plus fort que moi", s'est défendu Mohammad Domun. Jimmy Amourgom aurait ensuite entraîné son fils.
"Une PME du trafic"
Mohammad Domun aurait également fourni un certain Monsieur Orange qui exportait vers l'île Maurice. Ceci fera l’objet d’une autre enquête en cours chez les gendarmes de la section de recherches.
Leur procès, à l'issue duquel les prévenus encouraient 10 ans de prison, s'est déroulé ce lundi. A la barre du tribunal correctionnel, le père, Jimmy Armougom, 50 ans, son fils Jimmy, 23 ans, et le troisième Mohammad Domun 24 ans.
"Un traficotage minable", fustige le procureur évoquant une "PME du trafic". "Vous avez trouvé la poule aux œufs d’or et si on ne vous avait pas arrêté vous auriez continué", commente Eric Tuffery, qui a demandé aux prévenus "d'assumer" les faits. "Vous avez joué, vous avez perdu", a poursuivi le représentant de la société qui a requis 3 ans pour les Amourgom père et fils et a retenu la co-action, et 2 ans pour Mohammad Domun dont le trafic a duré moins longtemps que ses complices.
Au final, le tribunal a condamné les prévenus à des peines moins sévères. Le père et le fils Amourgom écopent de 3 ans de prison dont 18 mois avec sursis probatoire. Mohammad Domun, lui, a été condamné à deux ans de prison dont un ferme.


