Enfants de la Creuse :"Il est grand temps de faire ce travail de mémoire collectif en leur donnant la parole"

Près de 2000 enfants réunionnais avaient été déportés entre 1963 et 1982 pour repeupler des départements ruraux de la Métropole : "Des hommes et des femmes avaient été arrachés à leurs parents dans les années 80 et envoyés dans l’Hexagone. C’est la raison pour laquelle j’apporte tout mon soutien, notamment dans leurs démarches consistant à demander une réparation mémorielle avec un lieu de mémoire dans la Creuse, et pourquoi pas à La Réunion également".
L'Assemblée Nationale avait adopté en 2014 une résolution reconnaissant la " responsabilité morale " de l'État français dans ces exils forcés : "Ce fut un premier pas positif, mais il est aujourd’hui important de pouvoir accompagner à leur juste valeur l’ensemble de ces familles pour qui les traumatismes sont encore présents et le resteront certainement à vie".
"Il est grand temps de faire ce travail de mémoire collectif en leur donnant la parole, en connaissant leurs difficultés, leurs attentes et leurs espoirs. Le souvenir a une dimension ludique, il nous permet d’apprendre. Le passé est, en effet, une source inépuisable d’apprentissages sur l’humain comme sur notre société. Ce besoin de reconnaissance est tout à fait légitime et nécessaire dans la préservation et la transmission de cette tragédie aux nouvelles générations".
Patrice Selly
Président du Parti Banian


