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Encore de gros piments pour la MCUR

Ecrit par zinfos974 – le mardi 19 janvier 2010 à 11H09

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Dixit Erick Murin dans son article, "Mythe de l'esclavage", publié dans les divers journaux de La Réunion : "Nous sommes tous ravis que des chercheurs, historiens, enseignants ou citoyens réunionnais puissent mettre en argument le fondement historique de la société réunionnaise, notamment la monstruosité humaine de l’esclavage et de la traite négrière"... Mais de grâce, dépassons cette “cristallisation intellectuelle” vécue par nos historiens réunionnais, à vouloir revisiter l’histoire de l’esclavage en s’égarant dans une pensée spéculative, et partisane. Je cite ces historiens selon l’article paru dans la presse locale : “La plupart d’entre eux ne possédaient que quelques individus dont ils partageaient les taches quotidiennes Les métissages étaient naturels et fréquents…” D’où détient-on ces sources ? Toute forme de violence est condamnable quel que soit son époque, son sujet, ces protagonistes et sa résultante. L’esclavage est la pire atrocité qu’a connue l’humanité".

Erick Murin s'emmure dans sa pauvre pensée spéculative et partisane : tout doit être très sombre dans l'histoire de l'esclavage, et au même degré d'une décennie à l'autre. Il faut noircir à souhait cette période de l'histoire pour montrer la nécessité d'une MCUR, présidée virtuellement par Françoise Vergès, laquelle dame est coiffée d'une double casquette, bien inquiétante, celle d'historienne et de politologue ! Pendant toute la période de l'esclavage, notre météorologiste-péi ne voit que des nuages bien noirs dans notre ciel, alors que nos bons historiens, non inscrits dans les registres de la grande paroisse de Vergès, ont osé entrevoir quelques coins de ciel bleu et - horribile dictu - tempérer la vision très épicée des Vergès and C°. Fureur d'Erik Murin, qui pousse lui aussi sa crise d'ire au cœur de la MCUR à cause de la "cristallisation intellectuelle vécue par nos historiens réunionnais" ! Eteignons si possible l'encensoir asphyxiant de notre complaisant thuriféraire et décristallisons son obtuse pensée !

La lecture des oeuvres de Prosper Eve et d'Hubert Gerbeau montre clairement qu'il y avait de grands esclavagistes, propriétaires d'immenses propriétés et de petits esclavagistes, des gagne-petit pour la plupart. C'est chez les premiers qu'il y a eu de terribles maltraitances, occasionnant révoltes et évasions d'esclaves. Chez les seconds, l'atmosphère était nettement moins pesante. Les maîtres travaillaient assez souvent avec leurs esclaves et accordaient plus facilement l'affranchissement surtout lorsqu'une esclave avait réussi à gagner le cœur d'un esclavagiste. C'est dans ce camp que le métissage embryonnaire va se développer jusqu'à parvenir à celui que nous connaissons dans cette île merveilleusement métissée. L'esclave a su jeter de l'humain dans le cœur sans-cœur de l'esclavagiste.

Une petite citation, celle de l'éminent historien, Hubert Gerbeau, va suffire à éclairer la lanterne bien vacillante d'Erick Murin : "Dans un mémoire adressé en 1772 à l'archevêque de Paris, un Lazariste mentionne qu'il a vu à Bourbon, parmi les chefs de famille, un "bon nombre servir eux-mêmes leurs esclaves malades, les veiller la nuit, leur parler de Dieu et de l'Éternité, s'affliger amèrement sur leur état ; en un mot, ne rien épargner pour leur traitement corporel et spirituel". Comme nous l'avons vu pour le mariage des esclaves, il peut se trouver, lors de leurs maladies, des maîtres qui sachent concilier humanité, croyances religieuses et intérêt bien compris." (La liberté des enfants de Dieu, Hubert Gerbeau).

Enfin le fidèle apôtre de Paul Vergès doit savoir soutenir, sans contrarier la bonne logique de Descartes, qu'il y a des degrés dans l'horreur. Le Père Lafosse, esclavagiste qui a gravement péché contre l'humanité, n'avait tout de même pas l'âme aussi noire que celle d'un gros esclavagiste. Et ce n'est pas être révisionniste que de soutenir cela. De grâce, ne cataloguons pas comme vilains révisionnistes nos honnêtes historiens locaux, tels que Miranville, Fontaine, Eve et Gerbeau, premièrement au simple prétexte qu'ils ne savent pas semer de gros piments dans la MCUR des Vergès, comme le font fort servilement les tristes historiens à leur service, du reste, bien épaulés par des journalistes de Témoignages, d'une docilité sans faille, et deuxièmement au vilain prétexte qu'ils ont eu l'audace d'entr'apercevoir quelques petits coins de ciel bleu pendant la période de l'esclavage.

Gérard Jeanneau
http://anti-mcur.over-blog.com/

 

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