Enclos du volcan : la reprise d’accès étudiée, la zone sommitale jugée trop risquée

Réuni autour du préfet, un comité d’experts a planché sur les conditions d’une réouverture de l’enclos du Piton de la Fournaise. Si la partie basse pourrait rouvrir à moyen terme, le sommet reste pour l’heure trop incertain.
Le retour du public dans l’enclos du Piton de la Fournaise n’est plus exclu, mais il se fera par étapes. Réunis autour du préfet, les principaux services concernés par la gestion de l’éruption ont étudié les conditions d’une future réouverture du site, fermé depuis plusieurs semaines.
Autour de la table figuraient notamment l’Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise, l’ONF, le BRGM, le SDIS, la gendarmerie, le Peloton de gendarmerie de haute montagne, ATMO Réunion, la Région ainsi que la commune du Tampon. L’objectif affiché : trouver un équilibre entre sécurité du public et reprise de l’accès à ce site majeur de La Réunion.
Premier enseignement de cette réunion : la prudence reste de mise sur la partie haute de l’enclos. Les experts estiment qu’une réouverture demeure prématurée, en raison des incertitudes persistantes sur l’état des sentiers et de la plateforme du cratère Dolomieu. La sismicité enregistrée depuis le 11 avril et les signes de remplissage du réservoir magmatique entretiennent par ailleurs l’hypothèse d’une nouvelle phase éruptive.
En revanche, la partie basse du site pourrait évoluer plus rapidement. Des visites techniques doivent être menées dans les prochains jours afin d’évaluer la possibilité d’une réouverture totale ou partielle de certains sentiers et tunnels de lave.
Pour les randonneurs comme pour les professionnels du tourisme, le signal est donc mitigé : l’accès complet n’est pas pour demain, mais la perspective d’une reprise progressive commence à se dessiner. L’État assure suivre la situation au jour le jour pour adapter ses décisions à l’évolution du volcan.


