Emmanuel Séraphin ira chercher l'identité de ses diffamateurs

Le 29 novembre, un edito du Journal de l'Ile évoque la collusion supposée entre CBo Territoria et les adjoints saint-paulois en charge de mener à terme le Plan local d'urbanisme. L'élu à l'aménagement, Emmanuel Séraphin, a, dans la foulée, répliqué par un droit de réponse. Aujourd'hui, celui-ci passe à la vitesse supérieure. Une plainte, conjointe avec Lynda Hoarau, devrait être déposée d'ici peu, via les deniers publics.
En conseil municipal ce jeudi après-midi, l'intéressé a pu compter sur le soutien de ses collègues dans cette démarche. "Je remercie mes collègues qui ont voté à l'unanimité l'affaire N°37", nous explique à l'issue du conseil Emmanuel Séraphin.
"On risque d'avoir quelques surprises derrière les adresses IP"
Accusé par Sandra Sinimalé de piocher dans les fonds municipaux pour sa défense, Emmanuel Séraphin livre sa version. "Je sollicite, avec Lynda Hoarau, un fonds prévu lié à notre fonction d'élu qui s'appelle la protection fonctionnelle".
Autre précision utile : la liberté de la presse n'est pas remise en cause à en croire le 13e adjoint d'Huguette Bello. Sa plainte visera les commentaires "diffamants et injurieux". "On n'attaque pas le JIR. L'edito, c'est une chose, il est rempli d'inexactitude. Il remet en cause notre travail sur le PLU qui a été exemplaire mais sur les commentaires, Clicanoo n'offre pas de modération. Les personnes qui y écrivent doivent cocher une case rappelant que leurs propos n'engagent en rien le journal". C'est vers ces anonymes du web que l'élu oriente donc sa riposte.
"On risque d'avoir quelques surprises sur les identités qui se cachent derrière les adresses IP" sourit-il, avant de croire que "si je ne dis rien, ça revient à accepter ces propos". Pour ce dernier conseil 2012, les élus étaient ensuite conviés à un pot de fin d'année.


