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Emmanuel Macron écarte l'option d'un gouvernement NFP

Dans un communiqué publié hier soir, le président de la République est sorti de son silence pour annoncer qu'il n'appellera pas Lucie Castets pour qu'elle forme un gouvernement. La coalition de gauche dénonce un "un coup de force antidémocratique"
Ecrit par N.P – le mardi 27 août 2024 à 07H29

À l'issue de consultations avec les partis politiques, Emmanuel Macron a écarté la possibilité de former un gouvernement avec le Nouveau Front populaire, arrivé en tête des législatives. Selon un communiqué de l'Élysée, cette option compromettrait la "stabilité institutionnelle" car un gouvernement basé sur le programme du Nouveau Front populaire serait immédiatement censuré par l'ensemble des autres groupes à l'Assemblée nationale.

Le président appelle les responsables politiques à faire preuve de responsabilité et encourage les socialistes, communistes et écologistes à coopérer avec les autres forces politiques. "Un gouvernement sur la base du seul programme et des seuls partis proposés par l'alliance regroupant le plus de députés, le Nouveau Front populaire, serait immédiatement censuré par l'ensemble des autres groupes représentés à l'Assemblée nationale", ajoute le locataire de l'Elysée. Il a souligné que des discussions avec le groupe LIOT, EPR, MoDem, Horizons, les Radicaux et l'UDI ont ouvert des possibilités de coalition et de travail commun. Ces groupes seraient prêts à soutenir un gouvernement dirigé par une personnalité externe à leurs rangs.

Dès mardi, Emmanuel Macron entamera un nouveau cycle de consultations pour nommer un Premier ministre. Il a insisté sur la nécessité de ne pas bloquer le pays et rappelé aux partis leur responsabilité, compte tenu des "circonstances exceptionnelles ayant entouré l'élection de leurs députés".

À gauche, tous les dirigeants de la coalition du NFP n'ont pas de mots assez durs pour qualifier la décision de l'exécutif. "C'est un coup de force antidémocratique tout à fait inacceptable, qui se fait sur la base d'une argumentation qui n'a aucun sens", lâche Manuel Bompard au micro de nos confrères de BFMTV. "Invoquer la stabilité quand on a dissous sans aucune concertation et qu'on refuse le résultat d'une élection pour laquelle les français n'ont jamais été aussi nombreux à se déplacer est d'une irresponsabilité démocratique", tacle de son côté la cheffe des Verts, Marine Tondelier.

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