Emmanuel Macron annonce un nouveau service national dès 2026, fondé sur le volontariat

Emmanuel Macron a dévoilé les contours du futur service national, qui sera lancé dès l’été 2026. Destiné aux jeunes volontaires de 18 à 19 ans en Hexagone et en Outre-mer, il reposera sur dix mois d’engagement strictement en France, mêlant formation militaire et missions opérationnelles.
Emmanuel Macron a annoncé ce jeudi la mise en place d’un nouveau service national, appelé à devenir un « pilier du lien entre la jeunesse et la Nation ». Déployé progressivement dès l’été 2026, ce dispositif s’adresse aux jeunes majeurs volontaires ayant manifesté leur intérêt lors de la Journée défense et citoyenneté, bientôt renommée « Journée de mobilisation ». L’objectif, selon le chef de l’État, est triple : « renforcer le pacte entre la Nation et son armée », « accroître la capacité de résistance du pays » et « consolider la formation des jeunes ». Si le volontariat restera la règle, le président n’exclut pas qu’en cas de crise majeure, le Parlement puisse décider de mobiliser plus largement, au-delà des seuls volontaires.
Dix mois de formation
Le service national s’étendra sur dix mois, dont un premier mois de formation militaire commune. Cette phase initiale doit permettre d’acquérir « l’esprit de discipline », les rudiments du maniement des armes et les rituels qui fondent la fraternité des armées. Les neuf mois suivants se dérouleront en unité opérationnelle, au sein de l’armée de terre, de l’air, de la marine ou de la gendarmerie. Les jeunes y participeront pleinement aux missions sur le sol français : opérations Sentinelle, assistance aux populations ou soutien logistique.
Emmanuel Macron a insisté sur un principe intangible : cet engagement se fera exclusivement en métropole et dans les outre-mer. « Nos jeunes, je le dis avec clarté, serviront sur le territoire national et uniquement sur le territoire national », a-t-il affirmé, soulignant que cette dimension « sera inscrite dans la loi ». Les volontaires, placés sous statut militaire, bénéficieront d’une solde, d’un uniforme et d’un encadrement des armées.
Les modalités précises du recrutement et de l’affectation seront détaillées d’ici la mi-janvier 2026. À partir de 2027, les jeunes pourront également être affectés, sur demande, à la gendarmerie nationale, à la brigade des sapeurs-pompiers de Paris ou encore aux marins-pompiers de Marseille. Pour Emmanuel Macron, cette réforme marque une étape dans la préparation de la jeunesse aux enjeux de défense et de cohésion nationale : « Cet engagement sera encouragé et valorisé. »


