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Emeutes du Chaudron en 2012: Du sursis requis contre Jimmy Gazar et Rémi Sidat

Jimmy Gazar et Rémi Sidat comparaissaient [ce mardi devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis]urlblank:https://www.zinfos974.com/Violences-sur-policiers-Jimmy-Gazar-devant-le-tribunal-7-ans-apres_a138476.html pour violences sur personne dépositaire de l’autorité publique. Ils sont soupçonnés d’avoir pris part aux affrontements contre les forces de l’ordre lors des émeutes du Chaudron en février 2012.  Les deux Dionysiens ont donc été présentés à la barre du tribunal de […]

Ecrit par Charlotte Molina – le mardi 19 mars 2019 à 21H20

Jimmy Gazar et Rémi Sidat comparaissaient [ce mardi devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis]urlblank:https://www.zinfos974.com/Violences-sur-policiers-Jimmy-Gazar-devant-le-tribunal-7-ans-apres_a138476.html pour violences sur personne dépositaire de l’autorité publique.

Ils sont soupçonnés d’avoir pris part aux affrontements contre les forces de l’ordre lors des émeutes du Chaudron en février 2012. 

Les deux Dionysiens ont donc été présentés à la barre du tribunal de Champ fleuri 7 ans après les faits. Un délai qui a même amené une réflexion de la part des magistrats : « quelle peine peut-être cohérente sept ans après les faits, pour des personnes qui depuis n’ont plus jamais fait parler d’elles ? »  Vers 20H30, les réquisitions sont tout de même tombées : 4 à 6 mois de prison avec sursis pour les deux hommes. L’avocate de la partie civile a par ailleurs réclamé 500 euros de dommages et intérêts à l’égard des six policiers partie civile.

« Est-ce que j’ai pris la bonne décision ? Je ne sais pas, mais quand j’ai vu des personnes descendre la rue en courant j’ai décidé de courir aussi », raconte calmement Jimmy Gazar à la barre. Une décision qui lui aura finalement coûté l’oeil gauche.

Face aux juges du tribunal correctionnel, le Dionysien maintient sa version des faits : « je n’ai jamais agressé un membre des forces de l’ordre, ces accusations sont totalement fausses ». Car s’il était au Chaudron pendant les émeutes de 2012, c’était selon lui avant tout pour s’assurer que ses parents habitant le quartier n’étaient pas en danger, avant de décider de rester sur place pour observer les véhicules incendiés. 

« Ils n’ont pas de photos ou de preuves eux non-plus ! »

Son collègue de travail venu témoigner dresse le portrait d’un homme posé et doux, bien loin de l’homme agressif et hostile décrit par les forces de l’ordre dans le procès verbal. 

Jimmy Gazar avait lui-même déposé plainte contre les policiers pour violences après avoir perdu l’usage de son oeil lors de son interpellation. L’instruction conclura à un non-lieu en juillet 2018.

« La parole des policiers fait foi, jusqu’à preuve du contraire. Or, pour l’instant, la preuve du contraire ne nous est pas apportée », explique le président.
 
Dans le procès verbal, les policiers du GIPN expliquent avoir, ce jour de février 2012, identifié deux individus particulièrement hostiles et actifs qui lançaient divers projectiles vers les forces de l’ordre et leurs véhicules. Ils procèderont donc par la suite à l’interpellation de Jimmy Gazar et Rémi Sidat.

« Ils disent que j’ai jeté des pierres, mais ils n’ont pas de photos ou de preuves eux non-plus ! », fait remarquer Jimmy Gazar, étonné par la différence de traitement. 

Le tribunal rendra sa décision le 23 avril.

 

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