Emeline K/Bidi : “Il faut une politique de rupture avec un Premier ministre du NFP”

La députée réunionnaise Emeline K/Bidi fait le point sur les discussions menées entre le Président et les parlementaires. Elle indique que son groupe se dit prêt à prendre ses responsabilités pour “éviter le chaos” et à continuer à tenir tête à Emmanuel Macron.
La députée de la quatrième circonscription de La Réunion était présente lors de la réunion entre les forces parlementaires et le président de la République ce mercredi. Emeline K/Bidi, membre du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, a assisté à cette rencontre organisée avant la nomination du nouveau Premier ministre.
L’élue a participé, avec le reste du Nouveau Front populaire, à faire tomber le gouvernement Barnier la semaine dernière. Elle indique que les représentants de la gauche qui ont fait le déplacement - seul LFI n’était pas présente - ont assuré à Emmanuel Macron être prêts à de nouveau voter la motion de censure s’il s’obstinait à ne pas changer de posture.
La gauche au gouvernement ?
Les membres du Nouveau Front populaire ont de nouveau appelé le Président à choisir un chef de gouvernement de gauche.
“La politique qu’il a menée a entraîné une crise sociale et une crise démocratique. Il faut une politique de rupture qui devrait être incarnée par une personnalité du Nouveau Front populaire, de gauche”, explique Emeline K/Bidi qui précise, “le nouveau Premier ministre ne doit pas être de gauche juste de nom, mais aussi dans les actes.”
Mais Emeline K/Bidi déplore la posture d’Emmanuel Macron : “Il ne nous a pas envoyé de signal positif. Il n’a pas accepté sa responsabilité.”
“Éviter le chaos” mais pas à tout prix
La députée de la quatrième circonscription évoque ensuite l’un des sujets les plus importants évoqués durant cette réunion au sommet : l’appel à maintenir la stabilité politique du pays.
“Les formations politiques autour de la table sont composées de gens responsables qui n’ont pas envie de plonger le pays dans le chaos”, assure Emeline K/Bidi avant de rappeler, “nous sommes aussi conscients qu’on ne peut pas perdurer avec les mêmes personnes et les mêmes programmes.”
"S’il s’entête à remettre une personne issue de la majorité ou proche de la majorité ou de la droite républicaine, on ira nécessairement vers une nouvelle censure", prévient-elle.


