Elle campe avec ses enfants dans le Conseil général pour un poste

Arlette B. campe, avec ses trois enfants, depuis ce matin devant le hall d'entrée du Conseil général et réclame le poste que "Nassimah Dindar m'a promis depuis 2006".
Elle explique qu'elle a "fait campagne pour elle (ndlr : Nassimah Dindar) en 2006 (ndlr : pour les élections législatives de 2007) sur Saint-Denis", s'en suit alors une proposition d'emploi. Selon Arlette, "elle m'a dit qu'elle me prenait en tant que stagiaire au Conseil général".
Trois CDD de six mois
Arlette travaille dans le privé, elle quitte son emploi et part travailler au sein de l'ADI (Agence départementale d'insertion), non pas comme stagiaire "comme promis" mais comme contractuelle, "en CDD (ndlr : Contrat à duré indéterminé) car mon nom a été enlevé de la liste"
Pour devenir titulaire au sein d'une collectivité territoriale, il faut d'abord effectuer un stage d'un an avant de se voir proposer la titularisation.
Du coup, Arlette enchaine trois contrats en CDD de six mois chacun, "puis je suis tombée enceinte et je suis partie en congé maternité à la fin de mon troisième contrat". A la fin de sa grossesse, Arlette n'est pas reprise, elle décide d'interpeller la présidente du Conseil général lors de la cérémonie de la fête Kaf', en décembre 2009, pour tenter de trouver une solution à son problème.
"Ce sont mes enfants qui m'ont dit de venir ici"
Balloté de représentant en représentant au Conseil général pendant près de six mois, elle obtiendra un Contrat d'accompagnement dans l'emploi (CAE), "j'ai vu un conseiller général et à la suite de cet entretien il m'a trouvé un CAE", explique-t-elle.
Son contrat vient d'arriver à terme, elle souhaite de nouveau être entendue par le Conseil général, "ce sont mes enfants qui m'ont dit de venir ici car ils en ont marre de me voir dans cette situation depuis trois ans maintenant".
Arlette est bien décidée, "je resterai là tant que l'on ne me recevra pas, je veux que l'on me donne ce que l'on m'a promis. Si Nassimah Dindar est là actuellement, c'est grâce à la population. Elle a des droits mais aussi des devoirs".
Nous avons tenté d'avoir une explication du Conseil général, malgré notre tentative, notre demande est restée sans réponse jusqu'à maintenant.



