Drapeau palestinien : Ericka Bareigts conteste une décision "discriminatoire"

La maire de Saint-Denis prend acte du jugement du tribunal administratif imposant le retrait du drapeau palestinien, mais dénonce une application inégale de la circulaire ministérielle.
Ericka Bareigts a réagi ce mercredi à la décision du tribunal administratif de Saint-Denis ordonnant à la commune de retirer le drapeau palestinien hissé en début de semaine. « Nous contestons la décision qui a été rendue, nous ne partageons pas ni sur le fond, ni sur la forme », a déclaré la maire, qui dit respecter le droit tout en préparant la suite. La ville entend en effet se joindre au recours lancé par le Parti socialiste contre la circulaire ministérielle interdisant ce type de pavoisement.
Pour l’élue dionysienne, le texte appliqué par le ministère de l’Intérieur souffre d’une inégalité de traitement : « Cette circulaire a été discriminatoire. Le drapeau ukrainien flotte encore devant l’hôtel de ville, alors que nous avons été condamnés à faire descendre le drapeau palestinien. » La maire pointe également des disparités territoriales, certaines communes en France n’ayant pas été contraintes au retrait. « La discrimination en France, c’est puni et pas accepté par le droit », insiste-t-elle, tout en soulignant que la procédure engagée sera financée par le Parti socialiste, « et non par les impôts des Dionysiens ».
La contestation se poursuit donc sur le terrain national, mais localement, la décision du juge a été exécutée. La Région Réunion, elle aussi concernée par l’ordonnance, a déjà indiqué son intention de faire appel, tout en prenant acte du caractère exécutoire du jugement. Saint-Paul figure également parmi les collectivités sommées de retirer le drapeau palestinien.
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(Vidéo et photo : Pierre Marchal)


