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Drame au GHER : Le fils de la patiente raconte l’insoutenable découverte

Un drame s'est joué au Groupe hospitalier de l'Est ce matin. Dans un premier temps introuvable, une patiente a été retrouvée inanimée après une chute du troisième étage. Son fils est remonté contre l'établissement hospitalier.

Ecrit par zinfos974 – le lundi 10 mai 2021 à 13H50

[Une patiente admise au service gériatrie du GHER de Saint-Benoît est décédée dans des circonstances qui restent à déterminer précisément]urlblank:https://www.zinfos974.com/Decouverte-macabre-au-GHER_a169153.html . L’enquête de gendarmerie ne fait que commencer mais tout porte à croire qu’elle a sauté du troisième étage du bâtiment hospitalier. 

Le fils de cette patiente est en colère. Il a appris la nouvelle en deux temps, et de façon indirecte. Il se trouve qu’un employé du GHER connaît la famille de la patiente, ce qui a réellement déclenché la venue de la famille sur site, sans qu’elle n’en soit informée par l’hôpital. 

« Ce n’est pas l’hôpital qui nous a appelé mais un employé du GHER », commence par expliquer Arnaud Potola. Ce lundi matin, le fils de la patiente a appris que quelque chose n’allait pas par l’intermédiaire d’un cousin lui même mis au courant par cette connaissance.

« C’est un employé qui connaît un cousin dans la famille qui lui a dit : ‘il y a un problème avec ta tante. Elle est tombée du 3ème étage !' ». Dès lors, la famille est donc prévenue et ne perd pas une seconde pour se rendre sur place. 

« Ma soeur fonce directement au GHER où on lui dit qu »il y a un problème, on ne la retrouve plus’. Plus tard on lui dit qu’effectivement, elle est en réanimation. On part en réanimation mais elle n’y est pas… On décide alors de faire le tour de l’hôpital et c’est là qu’on découvre qu’elle est encore au sol. Ils étaient en train de réanimer ma maman au sol », raconte son fils encore tout remué. 

« On nous a menti », déplore-t-il quelques heures après cette mort soudaine. Il est d’autant plus en colère que sa famille avait demandé à pouvoir veiller leur proche souffrant de la maladie d’Alzheimer.  

« Nous allons porter plainte »

« Notre maman devenait un danger par rapport à sa maladie », reconnaît son fils, raison pour laquelle son placement en gériatrie avait été décidé par son médecin. 

« On avait demandé si on pouvait rester avec elle car elle ne voulait pas rester dans sa chambre, elle voulait sortir absolument. On nous a dit : Non, non, non, vous pouvez rester de 8H30 jusqu’à 19H mais le soir on peut gérer », selon ses propos rapportés. « À plusieurs reprises on a demandé ça et ils ont dit non. » 

La famille est bouleversée. « Ce matin, mon papa devait lui amener son petit-déjeuner », raconte-t-il la triste réalité des familles qui doivent composer avec un membre des leur souffrant de cette maladie dégénérative du cerveau.  

Cette matinée a été décidément insoutenable puisque, après la venue des gendarmes pour les premiers constats, il a fallu attendre la venue d’un représentant du parquet de Saint-Denis.  

« Le corps est resté sur place jusqu’à midi moins le quart. En aucun cas l’hôpital nous a appelé », regrette le fils de la victime. La famille éplorée a reçu le soutien, sur site, du député Jean-Hugues Ratenon et du président du conseil de surveillance du GHER Patrice Selly.

Hormis l’enquête de gendarmerie, l’enquête interne devra comprendre comment un patient a pu accéder à un endroit du troisième étage d’où il pouvait sauter dans le vide et ainsi apporter des améliorations. Ce n’est en effet pas depuis la chambre que la patiente s’est défenestrée mais en accédant à une partie commune du bâtiment. 

« Nous allons porter plainte« , affirme d’ores et déjà le fils de la patiente. 

 

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