La CRC remporte la première manche face à Didier Robert
Avant son procès en appel dans l’affaire des emplois présumés illégaux de la Région, Didier...
Avant son procès en appel dans l’affaire des emplois présumés illégaux de la Région, Didier...
Les forces de l'ordre se sont rendues à la Pyramide inversée mardi pour saisir des dossiers...
Le procès de Didier Robert, ancien président de la Région Réunion, s’est conclu après d’intenses débats judiciaires sur des accusations d'emplois fictifs et de détournement de fonds. Le délibéré de cette affaire politico-judiciaire, très attendu, sera rendu le 21 mai, en pleine période électorale. Les avocats des 11 prévenus, vent debout contre l'enquête préliminaire menée par des policiers spécialisés en la matière, ont unanimement plaidé la relaxe.
Au troisième jour du procès sur les emplois présumés fictifs à la Région sous les mandats de Didier Robert, six prévenus ont témoigné, affirmant leur engagement et leur innocence. Yves Ferrières, Sabrina Ramin, Yannick Gironcel, Jean-Charles Maroudé, Ravy Vellayoudom, et Yoland Velleyen ont décrit leurs rôles sans pour certains fournir cependant des détails concrets sur leurs missions. Le procès continue aujourd'hui avec les dépositions attendues de Vincent Bègue et Didier Robert et les réquisitions du parquet qui permettront sans doute d'en savoir plus sur ce qu'a révélé l'enquête menée par les policiers parisiens.
La deuxième journée du procès des emplois de cabinet de la Région a conforté la défense dans sa contestation de la partialité de l’enquête menée par l’OCLCIFF : les témoins auditionnés ont en effet tous confirmé l’effectivité des missions effectuées par les ex-conseillers techniques Alfred Ablancourt et Ismaïl Aboudou, tandis que le troisième prévenu appelé à la barre, l’ancien président Didier Robert, a martelé sa légitimité, en tant que chef de l’administration, à choisir lui-même les personnes embauchées dans son cabinet. Enfin, le DGS d’alors Mohamed Ahmed, convoqué comme témoin, a souligné qu’un arrêté relatif à l’organisation administrative de la Région avait rattaché certains services au cabinet, sans que cela ne soit contesté ni par le contrôle de la légalité, ni par le tribunal administratif.
La semaine dernière, la procureure de la République de St-Denis a ouvert une information judiciaire qui fait suite à la plainte déposée par Me Alain Antoine. Elle concerne certains agents de la Région Réunion dont les contrats de travail n'ont pas été renouvelés au profit présumé de proches de certains élus de la nouvelle majorité.
Les conclusions rendues par le rapporteur public avaient sonné comme un revers pour la Région Réunion. Ce vendredi, la juridiction administrative a donné raison aux onze requérants dont les contrats n'ont pas été renouvelés malgré leur expérience dans le poste qu'ils occupaient depuis plusieurs années. Ces derniers demandaient leur réintégration et l'annulation des contrats des remplaçants. La prise illégale d'intérêts par l'actuelle majorité et la discrimination n'ont pas été retenues.