Eure : Deux surveillants de prison tués dans l'attaque armée d'un fourgon pénitentiaire

Le commando responsable de l'évasion était composé de quatre individus armés d'armes de guerre et a utilisé deux véhicules, dont l'un a été retrouvé carbonisé peu après l'attaque.
Une femme présente dans un bus à proximité de l'attaque a témoigné auprès du journal Le Parisien : "J’avais encore mes écouteurs dans les oreilles, et d’un coup je vois que tout le monde se baisse dans le bus et tout le monde va au fond", a-t-elle raconté. "J’ai enlevé mes écouteurs et j’ai entendu plein de coups de feu, des gros boums aussi". Une voiture a ensuite pris feu juste à côté du bus.
Le Ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a déclenché le plan Épervier, mobilisant des centaines de forces de l'ordre, incluant un hélicoptère et des unités du GIGN, pour retrouver le fugitif et ses complices. Le président Emmanuel Macron et le Premier Ministre Gabriel Attal ont également exprimé leur détermination à lutter contre cette violence et à assurer que justice soit faite.
Mohamed Amra était connu des services de justice pour divers délits, dont un vol avec effraction pour lequel il avait été condamné récemment, ainsi que pour des accusations plus graves telles que "enlèvement et séquestration ayant entraîné la mort". Malgré plusieurs séjours en prison pour trafic de stupéfiants, il n'était pas fiché comme détenu radicalisé.
L'enquête sur cette évasion spectaculaire et meurtrière a été confiée à la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée, avec une attention particulière sur les méthodes employées par le commando et sur les failles potentielles dans le transport des détenus. La communauté est en état d'alerte maximale tandis que les recherches continuent pour capturer Amra et élucider les circonstances de cette attaque choquante.


