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Deux jours fériés en moins : François Bayrou détaille une mesure à 4,2 milliards d’euros pour l’État

Ecrit par N.P. – le lundi 11 août 2025 à 11H03
Photo Pierre Marchal Anakaopress

Le gouvernement confirme vouloir supprimer le caractère férié de deux journées, probablement le lundi de Pâques et le 8 mai, sans rémunération supplémentaire pour les salariés. Objectif affiché : engranger 4,2 milliards d’euros dès 2026.

François Bayrou assume une réforme qui s’annonce explosive sur le plan social. Dans une lettre adressée aux partenaires sociaux, le Premier ministre confirme vouloir supprimer le caractère férié de deux journées dès 2026, en ciblant le lundi de Pâques et le 8 mai, tout en laissant ouverte la possibilité de discuter d’autres dates.

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L’objectif est clair : dégager 4,2 milliards d’euros pour le budget de l’État, en augmentant le volume annuel de travail sans contrepartie salariale. Les salariés mensualisés comme les agents publics ne percevront aucune rémunération supplémentaire pour ces heures travaillées, tandis que les employeurs du secteur privé verseront une contribution spécifique au budget national, sur le modèle de la « journée de solidarité ».

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Le document envoyé par Matignon précise que cette mesure s’appliquerait aussi bien au secteur privé qu’à la fonction publique, avec des adaptations pour l’Alsace, la Moselle et Saint-Pierre-et-Miquelon, où le régime des jours fériés est particulier. Présentée comme un levier pour accroître la production et renforcer la compétitivité, la réforme doit encore être discutée avec les syndicats et le patronat. Le gouvernement leur laisse jusqu’au 1er septembre pour indiquer s’ils souhaitent engager des négociations, qui devront, le cas échéant, être bouclées avant le 30 septembre.

Vingt ans après l’instauration de la « journée de solidarité » ayant transformé le lundi de Pentecôte en jour travaillé non payé, la perspective de rogner deux nouveaux jours fériés suscite déjà de vives critiques. L’intersyndicale dénonce une remise en cause d’acquis sociaux obtenus au fil de décennies de luttes et accuse l’exécutif de vouloir déséquilibrer le compromis social inscrit dans le Code du travail. Les organisations prévoient de se réunir le 1er septembre pour définir une stratégie de riposte, tandis que le gouvernement défend une mesure jugée indispensable pour réduire le déficit et financer les politiques publiques.

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