Détresse psychologique, santé mentale... Le travail rend-il les Français malades ?

Stress, fatigue, perte de sens, épuisement… Selon un nouveau baromètre dévoilé par Empreinte Humaine et OpinionWay, un salarié sur deux se trouve aujourd’hui en situation de détresse psychologique. Un niveau inédit depuis 2020 qui confirme l’installation durable du malaise dans le monde du travail.
Le travail n’est plus seulement une source de revenus. Pour un nombre croissant de salariés, il devient aussi une source de souffrance.
Selon le dernier baromètre réalisé par Empreinte Humaine et OpinionWay, un salarié sur deux est aujourd’hui en situation de détresse psychologique, un niveau jamais atteint depuis le lancement de cette enquête en 2020.
Derrière ce chiffre spectaculaire, les spécialistes observent une accumulation de facteurs.
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Charge de travail, manque de reconnaissance, incertitudes économiques, transformations liées à l'intelligence artificielle, perte de sens ou encore tensions managériales alimentent un climat de fatigue psychique qui semble s’installer durablement.
Le phénomène touche particulièrement certaines catégories.
Les jeunes actifs, les managers et les femmes apparaissent parmi les publics les plus exposés aux troubles psychologiques liés au travail. Les femmes, notamment, cumulent souvent pressions professionnelles et charge mentale familiale, ce qui les rend davantage vulnérables au burn-out.
Epuisement professionnel
Autre donnée inquiétante : la détresse psychologique sévère continue de progresser.
Les auteurs de l’étude soulignent qu’une partie des salariés ne se trouve plus seulement dans une situation de stress ponctuel, mais dans un état de souffrance durable pouvant nécessiter une prise en charge médicale ou psychologique.
Le sujet n'est plus marginal.
Ces dernières années, la santé mentale s’est imposée comme l’un des grands enjeux du monde professionnel. En 2025, plusieurs organisations avaient déjà alerté sur l’augmentation des cas d’épuisement professionnel, tandis qu’un salarié sur quatre déclarait être en souffrance psychique.
« "Il y a une accélération des rythmes de travail", commente le cofondateur d'Empreinte humaine. "Les salariés disent qu'ils n'arrivent pas à bien travailler", "certains ont l’impression de n’être que de simples exécutants", ajoute-t-il. » https://t.co/PZWPSFddy1
— Maître Pandaï (@Panda31808732) June 2, 2026
Paradoxalement, les entreprises parlent davantage de bien-être au travail qu’auparavant.
Mais les experts estiment que la libération de la parole ne suffit plus. Ils plaident désormais pour des actions concrètes sur l’organisation du travail, les pratiques managériales et la prévention des risques psychosociaux.
Au fond, le constat est simple.
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Cinq ans après la crise sanitaire, le Covid a disparu du quotidien, mais ses séquelles psychologiques, elles, semblent toujours bien présentes.
Et dans les bureaux, les commerces, les administrations ou les usines, le malaise est devenu suffisamment massif pour ne plus pouvoir être considéré comme un simple problème individuel.


