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Des pressions sur certaines ex-salariées de l'Arast ?

Ecrit par zinfos974 – le samedi 27 novembre 2010 à 12H55

Ce matin, alors que les ex-salariés de l'Arast se sont mobilisés devant les grilles du Conseil général pour célébrer le premier "anniversaire" de la liquidation, le 27 novembre 2009, de l'Association réunionnaise d'accompagnement social territorialisé, certaines ex-salariées, embauchées dans d'autres structures, auraient été victimes de chantage pour retirer leur recours aux Prud'hommes contre le Conseil général, de la part de leurs nouveaux employeurs.

Sylvie* explique qu'elle a été embauchée à l'essai pour un mois dans la structure Korbey d'Or, "i[J'ai fait un mois à l'essai chez eux. J'ai été embauchée car j'avais trois bénéficiaires, sans bénéficiaires on ne vous embauche pas]i", explique Sylvie.

Korbey d'Or est une société qui a obtenu l'agrément qualité de la part de l'Etat, sésame indispensable pour s'occuper des personnes âgées, un prestataire de service spécialisé dans l'aide à la personne qui a recruté depuis la liquidation de l'Arast près de 150 ex-salariés.

Les choses se compliquent pour Sylvie, trois semaines après son embauche à l'essai au sein de la société Korbey d'Or, "i[au bout de trois semaines j'ai eu un entretien avec les chargés de secteur qui m'ont demandé de retirer ma plainte (ndlr : recours aux Prud'hommes) contre le Conseil général si je voulais garder mon travail]i", à son grand étonnement.

"i[Je ne voulais pas retirer ma plainte, les chargés de secteur m'ont dit alors que je recevrais des courriers recommandés et que j'aurais des pressions]i", à la suite de cela, Sylvie a décidé de rompre son contrat et de ne pas céder "i[aux chantages]i"

Un discours qui aurait été tenu à l'ensemble des ex-salariés de l'Arast embauchés dans la structure privée, "i[j'ai vu que les autres qui travaillent chez Korbey d'Or et qui ont porté plainte (ndlr : recours aux Prud'hommes) ont eu gain de cause (ndlr : les prud'hommes de Saint-Pierre ont condamné, le 18 novembre dernier, le Conseil général à régler les indemnités de licenciement d'une centaine d'ex-salariés de l'Arast), à moi on m'a fait du chantage, qu'il y aurait des pressions. J'ai tout laissé tomber, j'ai rompu le contrat et je ne regrette pas !]i" conclut Sylvie.

i[* Le prénom a été modifié]i

 

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