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Des pesticides interdits retrouvés dans des aliments vendus en France

Ecrit par Zinfos974 – le mardi 19 mai 2026 à 15H37

Du riz, des thés ou encore des épices vendus en grande surface contiendraient des résidus de pesticides interdits en Europe. C’est ce que révèle une enquête publiée ce mardi 19 mai par l’association Foodwatch.

Des produits du quotidien consommés par des millions de Français se retrouvent aujourd’hui dans le viseur de l’association Foodwatch. Dans une enquête dévoilée ce mardi 19 mai, l’ONG affirme avoir retrouvé des résidus de pesticides interdits en Europe dans plusieurs références commercialisées en France, certaines dépassant même les seuils réglementaires autorisés.

L’association de défense des consommateurs a fait analyser 64 produits vendus en France, en Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas. Selon les résultats publiés ce mardi, 45 d’entre eux contiendraient des résidus de pesticides interdits dans l’Union européenne. En France, 12 des 15 produits testés sont concernés.

Lire aussi : l'article complet de Foodwatch

Parmi les produits les plus pointés du doigt figurent un paprika doux moulu de la marque Ducros et un riz thaï commercialisé sous la marque Taureau Ailé. Foodwatch demande même leur rappel immédiat, estimant que les niveaux détectés dépassent les limites maximales de résidus autorisées par la réglementation européenne.

Des substances interdites retrouvées dans des produits du quotidien

L’enquête cible principalement trois catégories de produits importés massivement en Europe : le riz, les thés verts et les épices. Selon Foodwatch, les analyses ont mis en évidence la présence de nombreux pesticides interdits dans l’Union européenne, notamment des insecticides néonicotinoïdes et d’autres substances jugées dangereuses pour la santé ou l’environnement.

Le paprika doux moulu Ducros serait le produit le plus contaminé parmi ceux testés en France. Les analyses auraient révélé la présence de 18 résidus de pesticides différents, dont six interdits dans l’Union européenne. Deux substances dépasseraient même largement les seuils autorisés : le chlorfénapyr et le flonicamide.

Lire aussi : "La souveraineté alimentaire est possible" : un nouvel appel à des "États généraux" pour un autre modèle agricole et alimentaire

Concernant le riz “Le Thaï” de Taureau Ailé, les tests auraient mis en évidence la présence d’anthraquinone à un niveau presque trois fois supérieur à la limite réglementaire européenne.

D’autres produits commercialisés en France sont également cités dans l’enquête, notamment des thés Lipton, Twinings, Carrefour ou Monoprix, ainsi que des épices vendues sous les marques Ducros, Albert Ménès ou encore Bouton d’Or.

L’“effet boomerang”

Pour l’association, cette situation illustre ce qu’elle appelle un “effet boomerang”. Certains pesticides interdits sur le territoire européen continueraient à être fabriqués puis exportés vers des pays tiers. Utilisés sur des cultures destinées à l’exportation, ils reviendraient ensuite dans les assiettes européennes via des produits alimentaires importés.

Foodwatch critique également le projet européen de simplification réglementaire baptisé “Food and Feed Safety Omnibus”, craignant un affaiblissement des contrôles sanitaires sur les pesticides et les importations alimentaires. L’association réclame un renforcement des contrôles, une “tolérance zéro” pour les résidus de pesticides interdits et la fin de ce qu’elle qualifie de “commerce toxique”.

L’ONG assure avoir déjà recueilli plus de 115.000 signatures à travers une pétition européenne demandant l’interdiction des exportations de pesticides bannis dans l’Union européenne.

Etiquettes : Alimentation | Pesticides

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