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Des briques rouges, rosées pour sauver les requins et surtout nos frères les hommes

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 31 mai 2013 à 09H57

Lors de mon dernier billet, j’avais évoqué des esquisses de solutions (sans le mode d’emploi) à propos des « boues rouges » déversées dans le lagon de Saint-Paul et dans la mer, et qui servent de nourriture aux requins permettant leur multiplication et augmentant leur agressivité.
Ces boues polluantes, cancérigènes et malodorantes, à l’île Maurice sont séchées dans des fours grâce à une politique active du gouvernement. On traite et on enfouit les déchets dans la terre afin de créer des intrants non toxiques, déchets verts pour l’agriculture.
C’est plus intelligent que de les mettre dans la mer. Pour eux, l’industrie touristique est vitale. Et pour nous alors ?
Si nous choisissons de mener une politique écologique pour la bonne santé de nos enfants, nous pourrions aller plus loin que nos cousins mauriciens.

Si les Réunionnais montraient pour une fois le bon exemple ? Nous ne ferions pas l’erreur de remettre les déchets dans la terre mais au contraire « en l’air », nous les ferions sortir de terre !
Quelle nouvelle idée saugrenue Ti Tangue a-t-il encore eue ? Pourquoi ne pas les enfouir, c’est si simple ?
Tout simplement parce que nous pouvons les revaloriser de la même façon que l’eau de pluie fait pousser une fleur en plein désert.
Ce ne sera peut-être pas la beauté esthétique de la Rose du désert, ou celle des belles azalées panachées qui nous parlent d’amour, mais basiquement de construction.

Construire avec de la boue rejetée, séchée et compactée remplie de vilains microbes, tout cela devient de plus en plus loufoque, professeur Tournetoque ?
Eh bien non, mes amis ! C’est tout à fait possible grâce au procédé de la fusion plasma qui rendrait stérile n’importe quelle matière liquide (comme l’acier des fonderies qui rougeoient).
Grâce à ce procédé intelligent, nous pouvons laminer, transformer, aplatir, presser une nouvelle matière totalement dépolluée, re-virginisée. Avez-vous déjà vu une bactérie résister à 3 200 degrés et sortir d’une buse en céramique (pas celle des Romains antiques, cela s’entend) ?
Vous rendez-vous compte à quel point cela serait utile ?

Dépollution du lagon et des eaux maritimes, notamment du littoral ouest, meilleure santé pour nos enfants qui se baignent dans l’océan, notre mer nature, diminution naturelle (sans se lancer dans une pêche un peu Far-West) des requins qui croquent les surfeurs, ils seront moins nombreux et apaisés.
Redynamisation d’un développement touristique intelligent du littoral, recréation d’emplois touristiques sains et utiles.
Arrêt de la guéguerre absurde, infantilisante à souhait, entre les adorateurs des requins et nos surfeurs qui pratiquent un sport sain ; ils ne font de mal à personne, ce sont les chevaliers des vagues.
Avec en prime des briques rouges ou rosées qui pourraient redynamiser le bâtiment (avec l’emploi, non pas le pôle emploi mais brique emploi service).

Ce n’est pas la réserve marine qui est le garde-manger des squales, c’est la pisciculture intensive en baie de Saint-Paul, et surtout la pollution et les boues rouges.
Nous devons dire oui à un projet « La Réunion île vert émeraude », celui de l’île bleutée aux vagues blanches immaculées. Il serait bon que les communes de St Leu et de St Paul aient une conscience écologique pour la bonne santé de nos enfants.
Il s’agit effectivement de conscience, d’intelligence vitale au service des populations. Cela s’appelle de la dignité politique, économique et sociale dans le respect de l’écologie, du règne végétal, des animaux, sans oublier l’Homme.
Vous savez, l’homme créole qui peut évoluer sainement dans les bois ou sur les rivages dans une attitude digne et responsable.
C’est possible, c’est souhaitable et même indispensable pour que vive La Réunion dans son écrin, une nature vivifiante, protégée, valorisée sans enfreindre la liberté source de ce qui fait de nous des hommes épanouis.
En bleu ciel, bleu de la mer, vert de nos forêts, sans oublier les briques rouges ou rosées de notre créativité architecturale ancestrale à compacter… sans modération.

Christian Vittori

 

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