Démissionnaire, un élu dionysien ignoré jusqu'au bout

Dans ce même article, nous revenions aussi sur le même chemin pris par un autre conseiller municipal de la majorité : Mathieu Raffini.
Notre article a eu pour effet de délier quelques langues depuis la semaine dernière. Ces informations en provenance de l’hôtel de ville dionysien nous permettent d’en savoir plus sur la raison du départ de Mathieu Raffini. Nous apprenons que c’est bien l’élu délégué à l’apprentissage des langues qui a demandé sa démission à l’autorité municipale en invoquant des problèmes de santé. Une raison qui a empêché l’intéressé de siéger durant de longs mois, celui-ci continuant bon gré mal gré à donner sa procuration à Julie Pontalba lors des conseils municipaux de l’année 2021. L'élu a donc annoncé son souhait de démissionner, pour raison de santé, fin novembre.
Estampillé PCR, Mathieu Raffini composait la liste d’union de la gauche (PS EELV PLR PCR) qui avait été mise sur pied dès le premier tour des municipales 2020. Il y occupait la 20ème position sur les 57 noms que comportait la liste d'Ericka Bareigts.
Nos informateurs nous font remarquer au passage le peu de considération qui aurait été accordée à l’élu dionysien démissionnaire.
Selon des personnels de mairie qui nous racontent la scène, l’élu démissionnaire a appris que sa demande de démission avait été accordée en découvrant l’ordre du jour du dernier conseil municipal de décembre. Autrement dit : à aucun moment, entre fin novembre et fin décembre, il n’aurait été prévenu personnellement que sa demande avait été acceptée.
Une "délégation fantôme"
Autre curiosité, à ce jour cet élu dispose toujours du matériel de fonction fourni à chacun des élus municipaux, à savoir un iPhone, un iPad et surtout le pass d’accès de la mairie et de la Cinor.
Ce manque de considération semble parachever au final des mois de malaise car l’autre incongruité que nous révèlent nos interlocuteurs c’est que cet élu n’aurait jamais reçu de lettre de cadrage, autrement dit la note censée lui donner les directives de sa délégation. Et ce, donc, depuis l'élection de juin 2020. Cet élu ne faisait d’ailleurs partie d’aucune commission municipale, ce qui revient à dire que, si arbitrage il devait y avoir sur tel ou tel dossier, il n’aurait eu aucun poids pour peser sur les décisions.
Mieux, ce qui se passe en mairie semble se produire au sein de l’intercommunalité, nous ajoutent nos informateurs. Ils nous parlent volontiers de "délégation fantôme" pour évoquer les délégations de certains élus dionysiens au sein de l’instance communautaire. Une absence de directive qui donne l’impression d'avoir des conseillers municipaux sans réel pouvoir et qui ne peuvent, au final, rendre aux électeurs la confiance qu'ils leur ont accordée.


