Déjà condamné pour un accident mortel, il reprend la route alcoolisé

Déjà auteur d'un accident mortel, il est de nouveau arrêté ivre
Il est des habitudes qui ont la vie dure. C'est le cas de Eric B., né en 1984, contrôlé par la police le 24 mai dernier à 21h40 car il circule à bord de sa voiture tous feux éteints après être sorti d'un bar. Pour ne rien arranger, il est contrôlé positif à l'alcool avec un taux de 1,4 g/l d'alcool dans le sang. Celui-ci est en outre en état de récidive et a été condamné le 5 mars 2024 pour un homicide involontaire suite à un accident avec son deux-roues alors qu'il avait bu et qu'il était aussi positif au cannabis. S'il a fait appel de la décision, il a écopé de 2 ans de prison dont 1 an de sursis pour ces faits. Compte tenu de l'état de récidive, le voilà jugé ce lundi en comparution immédiate.
"La situation de M. Eric B. est particulière", tance la procureure, faisant état de sa dernière condamnation. "Les véhicules sont des armes, et la société ne peut pas accepter que des individus puissent générer des accidents, car ils ne respectent pas les règles du Code de la route", ajoute le parquet qui requiert 10 mois de prison dont 5 mois de sursis probatoire renforcé ainsi que le maintien en détention du prévenu. La défense explique, pour sa part, que le prévenu exerce un métier difficile et qu'il est donc inséré. "Il doit bénéficier d'un accompagnement pour qu'il ne reproduise plus ses conduites à risque", plaide la robe noire qui demande une peine de sursis pour son client.
Le tribunal, qui reconnaît Eric B. coupable, le condamne à 10 mois de prison dont 5 mois de sursis avec maintien en détention. De plus, le tribunal prononce l'annulation de son permis et une interdiction de conduire tout véhicule à moteur pendant 6 mois. "Ça concerne aussi toutes les trottinettes ou engins électriques", précise la présidente en guise d'avertissement.
Conduite sans permis, sans assurance, et sous stupéfiants
Il est 8h35 lorsque Lailidine A., né en 1995, est contrôlé le 25 mai dernier à Saint-Denis par une patrouille de police. Les agents constatent qu'il est sous le coup d'une annulation de permis depuis le 28 avril 2022. Une première infraction en entrainant souvent une autre, il est contrôlé positif au THC et à la cocaïne. De plus, il s'avère que son véhicule n'est pas assuré. Le parquet décide de son placement en garde à vue puis de le faire juger en comparution immédiate.
À la barre, le prévenu explique qu'il a pris sa voiture pour aller voir sa nièce et indique à la présidente : "J'ai réfléchi si je prends le risque ou pas". Pas du goût de la magistrate qui lui fait remarquer que c'est la quatrième fois qu'il est devant un tribunal pour des faits identiques.
"Le risque, c'est 45 morts l'année dernière, et il prend le risque d'être dangereux envers les autres usagers", fustige la procureure en réponse au prévenu. "Il ne parvient pas à se dire qu'il ne doit pas prendre le volant", ajoute le parquet qui requiert une peine de 7 mois de prison, la révocation de 2 mois d'un sursis précédent et le maintien en détention, car le prévenu avait fini de purger une peine de détention à domicile le 22 avril dernier pour les mêmes faits. "Il a baissé sa vigilance quand on lui a enlevé son bracelet. Il est inséré et sa nuit en détention lui a fait prendre conscience de la gravité des faits", plaide la défense qui demande de l'indulgence au tribunal.
Après délibération, Lailidine A. est condamné à la peine de 6 mois de prison et à la révocation de 2 mois de sursis avec maintien en détention. Pour autant, le tribunal prononce un aménagement de la peine sous bracelet électronique depuis la prison sous 5 jours, estimant qu'un choc carcéral lui fera le plus grand bien. Le tribunal prononce également la confiscation de son véhicule et l'interdiction de conduire pendant 6 mois.


