Débat sur l'identité nationale : "Dans identité, il y a identique"

"Est-ce que nos valeurs ne sont plus considérées et que d'autres sont en train de se mettre en place ?" C'est la première question qu'a soulevé Bernard Marek, l'un des deux historiens qui accompagnaient le sous-préfet de Saint-Paul Thomas Campeaux, juste après que ce dernier ait expliqué l'intérêt de ce débat, à savoir ce que constitue aujourd'hui l'identité française.
Ce premier rendez-vous sur l'identité nationale à Saint-Paul aura surtout attiré des élèves de collèges, qui ne se sont pas bousculés pour intervenir dans le débat. Tout de même, une jeune fille s'est dite fière d'être Française parce que la France lui donne la chance de pouvoir accéder à l'enseignement, ce que le sous-préfet a qualifié ensuite comme l'une des valeurs fondamentales de notre pays.
"Dans identité, il y a identique"
Les questions n'ont pas fusé, mais les explications de ceux qui étaient là pour animer le débat n'ont pas manqué. Si ce débat a lieu aujourd'hui, c'est aussi pour répondre au "sentiment d'appartenance" a rappelé Alexis Miranville, un historien qui animait également le débat. "Certains individus en France n'ont pas le sentiment d'appartenir à la communauté française (...). Dans identité, il y a identique. Dans un groupe identique, si certains n'ont pas le sentiment d'appartenir au groupe, cela marque une différence" indique l'historien, qui a assuré qu'il faut maintenant "construire ou reconstruire la notion du vivre ensemble".
L'ascenseur social est cassé
Le sentiment d'appartenance intervient lorsqu'on est fier d'appartenir a un groupe social. Mais comme l'a souligné Alexis Miranville, "l'ascenseur social est en panne", alors que "l'identité se construit et évolue". Des propos que Raymond Lauret n'a pas manqué de féliciter. Il n'a pas hésité à apporter sa pierre à l'édifice, en indiquant qu'à l'heure de Copenhague où les pays riches envisagent de faire preuve de solidarité envers les petits états, qu'il valait mieux parler en terme "d'identité mondiale". "Être Français, n'est-ce pas dépasser les frontière de la France ?" a demandé l'homme politique. Il cite ensuite l'exemple de la famille Ravate arrivée d'Inde, mais qui a participé à "la construction de l'identité réunionnaise" et a "participé au développement de la Réunion".


