Cyrille Melchior s'oppose à la suppression du CESER et défend la démocratie territoriale

Supprimer les CESER, c’est affaiblir la démocratie territoriale. C’est en tout cas la conviction de Cyrille Melchior, président du Conseil départemental de La Réunion, qui dénonce une réforme "injuste et contre-productive".
Le président du Conseil départemental de La Réunion, Cyrille Melchior, monte au créneau pour défendre le Conseil économique, social et environnemental régional (CESER), menacé de suppression par une réforme examinée à l'Assemblée nationale. Il dénonce un recul démocratique qui fragiliserait la participation citoyenne et la co-construction des politiques publiques.
Une inquiétude face à une remise en cause des CESER
Alors que l'Assemblée nationale examine un projet de loi visant à supprimer les CESER, Cyrille Melchior exprime sa "vive inquiétude" face à cette perspective. "Remettre en cause ces instances de réflexion indépendante serait un recul grave pour la démocratie sociale et la co-construction des politiques publiques", affirme-t-il.
Selon lui, les CESER jouent un rôle essentiel dans la concertation territoriale en apportant une expertise déconnectée des logiques partisanes. Ils constituent une passerelle entre la société civile et les décideurs, permettant une meilleure appréhension des réalités économiques, sociales et environnementales des territoires.
L'argument budgétaire avancé pour justifier cette suppression ne convainc pas Cyrille Melchior. "Le fonctionnement des CESER ne représente qu'une fraction très modeste des budgets régionaux, soit 0,1 % à La Réunion, pour un rendement démocratique bien supérieur", rappelle-t-il.
Une suppression jugée contre-productive
Le président du Département estime que la participation citoyenne ne doit pas être réduite à une simple considération comptable, soulignant l'importance de ces instances dans l'élaboration de politiques publiques adaptées aux spécificités locales.
Cyrille Melchior rejoint ainsi les nombreux élus et membres de la société civile qui plaident pour le maintien des CESER. "La démocratie consultative est un pilier de notre République. Il ne faut pas l'affaiblir, mais la renforcer", insiste-t-il, appelant le gouvernement et le Parlement à renoncer à cette mesure qu'il juge "injuste et contre-productive".


