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Crise Covid : « Liberté ou plutôt égoïsme? »

Quel révélateur que cette crise sanitaire provoquée par le COVID 19 ! On savait de longue date, à travers les enseignements de l’Histoire que les périodes de crise peuvent sans doute avoir des effets salutaires à travers les interrogations et les remises en question personnelles et collectives qu’elles peuvent provoquer dans une société. Mais elles sont […]

Ecrit par Jean Paul Ciret – le lundi 09 août 2021 à 07H37

Quel révélateur que cette crise sanitaire provoquée par le COVID 19 ! On savait de longue date, à travers les enseignements de l’Histoire que les périodes de crise peuvent sans doute avoir des effets salutaires à travers les interrogations et les remises en question personnelles et collectives qu’elles peuvent provoquer dans une société. Mais elles sont aussi, hélas, révélatrices de la médiocrité, de l’égoïsme, de la vilenie, de l’aveuglement de tous ceux qui refusent de voir, de s’interroger et de comprendre.

On en veut pour preuve ce qui se dit et – plus grave – s’écrit sur les banderoles des manifestations anti-tout qui se déroulent actuellement .Pour ma part, j’en retiendrai seulement une, particulièrement significative, relevée lors de la manifestation du 7 Aout à Saint-Pierre, si je ne m’abuse :
« Ma liberté ne s’arrête pas là où ta peur commence  ». Singulier retournement des responsabilités et détournement d l’article  4 d la Déclaration des Droits de l’Homme d 1789 ! Sans se rendre compte que cette formulation pourrait être tout simplement et facilement retournée contre son auteur. ( on peut mettre aussi au féminin  pour respecter l’égalité ) : «  Ma liberté de me soigner et de me faire vacciner pour circuler librement ne s’arrête surtout pas là où ta peur et tes fantasmes sur la vaccination commencent »….Mais c’est encore trop d’honneur fait à ces personnes que de vouloir argumenter sur la légitimité d’un principe absolument indiscutable : la nécessité de la loi pour protéger non seulement les droits individuels , mais qui deviennent des droits collectifs lorsqu’il s’agit comme actuellement du droit du groupe , de la société  à la santé et à la sécurité .

Si quelqu’un souhaite me répondre et débattre, je ne lui demanderai qu’une seule et simple chose, se nommer et s’identifier, comme moi-même .Je n’hésite jamais à le faire. Cela s’appelle simplement avoir un peu de courage, un maximum d’honnêteté et de respect pour la personne à laquelle on s’adresse.
 
Jean Paul Ciret

 

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