Course poursuite entre la BAC et un chauffard : "Il avait peur d'être grondé par papa et maman"

Les forces de l'ordre le prenant en chasse, la poursuite avait continué sur 10 kms sur la route menant à Salazie puis sur la RN2 en direction de St-Benoit. Le chauffard était en état d'ivresse et roulait à plus de 160km/h avec le véhicule de la BAC à ses trousses. Finalement, un des pneus de la voiture du fuyard avait éclaté et il avait été interpellé non sans mal par le trio de la BAC dont certains ont été blessés.
Ce mercredi, Brandon A. était à la barre du tribunal correctionnel de St-Denis pour répondre de ses actes. "Des actes spectaculaires mais restons en aux faits et aux ITT qui ont été prescrites aux victimes" s'est écrié son avocat, Me Jean-Christophe Molière, chargé de sa défense.
"Cela aurait pu être un carnage. Et que se serait-il passé si la police directement visée avait tiré ?" avait questionné la représentante de la société peu avant. La procureure, Delphine Daniel, n'a pas manqué de faire longuement la morale au prévenu. Pantalon beige et polo blanc, les cheveux minutieusement gominés, Brandon A. n'en menait pas large et s'est excusé à plusieurs reprises auprès des victimes présentes dans la salle accompagnées des syndicats de police. "J'ai paniqué. J'ai été bête. Je voulais pas que mes parents sachent que j'avais bu" a t'il développé face aux juges.
Car en janvier dernier, le vingtenaire employé de restauration dans l'Est du département, a déjà été condamné pour des violences en état d'ivresse. 4 mois de sursis pèsent d'ailleurs sur sa tête. "Vous reprenez le volant alors que vous aviez bu. Vous aggravez votre situation" fait justement remarquer la présidente de l'audience, Caroline Meunier Lemas.
3 ans dont 2 avec sursis probatoire ont été requis ainsi qu'un mandat de dépôt à l'audience et une annulation du permis de conduire pendant une durée de deux ans par la parquetière.
Après en avoir délibéré, les juges ont été plus cléments au grand dam des policiers qui auraient voulu voir partir le prévenu derrière les barreaux. Brandon A. est condamné à 8 mois de prison ferme sous bracelet électronique. Son permis est annulé pour un an et il devra payer 380 euros d'amende au total et indemniser les parties civiles nombreuses dans cette affaire. Il devra également suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière.


