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Course poursuite entre la BAC et un chauffard : "Il avait peur d'être grondé par papa et maman"

L'histoire aurait pu très mal se terminer pour le conducteur alcoolisé de 22 ans qui s'est soustrait à un contrôle de police ce dimanche 23 octobre, percutant dans ses manoeuvres plusieurs véhicules et blessant des policiers en leur fonçant délibérément dessus. Condamné à porter un bracelet électronique pendant 8 mois, sa peine est jugée insuffisante par les forces de l'ordre.
Ecrit par Isabelle Serre – le mercredi 26 octobre 2022 à 15H16

À 16h30 dimanche dernier, les policiers de la brigade anti-criminalité de St-André effectuait un contrôle de routine sur un véhicule dont la conduite dangereuse les avait alertés. Mais le conducteur, Brandon A, 22 ans, avait pris peur en les voyant à sa hauteur. Il avait fait marche arrière, avait pris la fuite en empruntant la chaussée en sens inverse et percuté des véhicules qui arrivaient en face. Dans sa course folle, il avait failli écraser un des policiers qui était descendu de voiture afin de le stopper.

Les forces de l'ordre le prenant en chasse, la poursuite avait continué sur 10 kms sur la route menant à Salazie puis sur la RN2 en direction de St-Benoit. Le chauffard était en état d'ivresse et roulait à plus de 160km/h avec le véhicule de la BAC à ses trousses. Finalement, un des pneus de la voiture du fuyard avait éclaté et il avait été interpellé non sans mal par le trio de la BAC dont certains ont été blessés.

A 160 km/h sur la RN2 avec près de 2 grammes d'alcool dans le sang

Ce mercredi, Brandon A. était à la barre du tribunal correctionnel de St-Denis pour répondre de ses actes. "Des actes spectaculaires mais restons en aux faits et aux ITT qui ont été prescrites aux victimes" s'est écrié son avocat, Me Jean-Christophe Molière, chargé de sa défense.

"Cela aurait pu être un carnage. Et que se serait-il passé si la police directement visée avait tiré ?" avait questionné la représentante de la société peu avant. La procureure, Delphine Daniel, n'a pas manqué de faire longuement la morale au prévenu. Pantalon beige et polo blanc, les cheveux minutieusement gominés, Brandon A. n'en menait pas large et s'est excusé à plusieurs reprises auprès des victimes présentes dans la salle accompagnées des syndicats de police. "J'ai paniqué. J'ai été bête. Je voulais pas que mes parents sachent que j'avais bu" a t'il développé face aux juges.

Car en janvier dernier, le vingtenaire employé de restauration dans l'Est du département, a déjà été condamné pour des violences en état d'ivresse. 4 mois de sursis pèsent d'ailleurs sur sa tête. "Vous reprenez le volant alors que vous aviez bu. Vous aggravez votre situation" fait justement remarquer la présidente de l'audience, Caroline Meunier Lemas.

3 ans dont 2 avec sursis probatoire ont été requis ainsi qu'un mandat de dépôt à l'audience et une annulation du permis de conduire pendant une durée de deux ans par la parquetière.

Après en avoir délibéré, les juges ont été plus cléments au grand dam des policiers qui auraient voulu voir partir le prévenu derrière les barreaux. Brandon A. est condamné à 8 mois de prison ferme sous bracelet électronique. Son permis est annulé pour un an et il devra payer 380 euros d'amende au total et indemniser les parties civiles nombreuses dans cette affaire. Il devra également suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière.
 

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