Corruption en Afrique: Le groupe Bourbon retarde la tenue du procès pour un vice de procédure

A peine ouvert, le procès du groupe Bourbon a été reporté pour vice de procédure.
Huit des dirigeants du groupe spécialisé dans les services maritimes de l'industrie pétrolière et présidée par le Réunionnais Jacques de Chateauvieux sont poursuivis pour corruption d’agents du fisc en Afrique.
Le procès s’est ouvert cette semaine devant le tribunal correctionnel de Marseille En conséquence le procès qui devait durer jusqu’au 27 mars a été reporté.
Les avocats du groupe Bourbon ont pointé l’"irrégularité" de l’ordonnance de 176 pages qui, rendue avec deux jours d’avance sur le délai légal, les aurait privés de la possibilité de déposer leurs dernières observations.
Marc Cherqui, le prévenu par lequel l’affaire a été révélée, puisqu’il avait été arrêté à l’aéroport de Marseille avec une valise contenant 250.000 dollars rangés en liasses de 100 dollars, a qualifié cet argument de honteux. Marc Cherqui s’est en effet désolidarisé du groupe Bourbon depuis la révélation de cette affaire. Il a lui-même expliqué aux enquêteurs le niveau de corruption généralisé dans les relations qu’entretenait le groupe pour pouvoir continuer ses activités dans certains pays d’Afrique. Ce qui vaudra à ces "cols blancs" du groupe Bourbon d’être mis en examen pour corruption active d’agents publics étrangers.
Le procès qui devait durer jusqu'au 27 mars a été renvoyé devant le ministère public afin que la procédure soit régularisée.


