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Contrats d’avenir: "Il faut voir pour croire"

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 14 septembre 2012 à 11H47

Les nouveaux contrats d’avenir s’adressent à des jeunes en difficulté, peu ou pas qualifiés, qui habitent dans des zones urbaines sensibles.
 
Sur le papier, le projet à tout pour séduire des jeunes qui ont quitté le monde scolaire très tôt et leur offrir une seconde chance de s’en sortir, en les remettant sur les rails de l’emploi.
 
Dans le quartier des Camélias, étiqueté zone urbaine sensible, le message gouvernemental a été bien entendu par une jeunesse en difficulté, désireuse de se retrousser les manches pour "obtenir un boulot pour mieux vivre". Même si le scepticisme est de rigueur aux Camélias.
 
"On en a marre des belles promesses de campagne"

 
Ces jeunes rencontrés au cœur de leur quartier, qui alternent petits boulots et période de chômage, en ont aujourd’hui "marre des belles promesses de campagne des politiques, on veut du concret et vivre comme les autres", nous confie Loïc, 26 ans, qui a obtenu "un petit boulot dans une association du quartier pour 15 jours".
 
Et Hamza, du même âge que son dalon, d’en rajouter une couche : "Oui, nous voulons des contrats d’avenir car vous savez quand un jeune sort de l’école à 15 ans, il veut avant tout du 'taf'. Mais avec les politiques et les entrepreneurs, c’est toujours la même chose, ils nous demandent des papiers et à chaque fois il manque un truc. Les papiers bien remplis ce n’est vraiment pas notre domaine. En fait, tout ce qui a été dit avant doit être fait et réalisé. Quand ils étaient à nos côtés, on les a cru. Maintenant on veut des actes".
 
Et un autre dalon de ce groupe d’amis, Aldo, 19 ans, de conclure "i entend mais i voi pas, il faut voir pour croire"

 

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