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"Conflit sucrier : Quand nos deux grandes collectivités avouent faiblesse et manque de volonté"

Ecrit par zinfos974 – le dimanche 4 juin 2017 à 09H51

L’habitude est, dit-on, une seconde nature. Nos représentants ont beau revendiquer plus d’autonomie de décision voire "d’émancipation", le réflexe est toujours là de se tourner vers l’État au moindre problème, ce qui permet d’attribuer au même État la responsabilité de tout échec. Il en est ainsi en matière d’emploi et c’est le sens même du fameux "amendement Virapoullé", qu’on peut qualifier d’ "amendement pas kapab".

La lettre écrite au préfet par les présidents des conseils régional et départemental, publiée le 31 mai, est significative de cette attitude permanente. Nos deux élus, une fois de plus, s’en remettent en effet au Préfet  pour la reprise des négociations et la sortie de crise dans le conflit actuel qui oppose les planteurs aux usiniers sur la fixation du prix de la tonne de canne. Et cela après avoir rappelé dans leur courrier leurs "qualités d’acteurs responsables de l’agriculture et de l’économie de la Réunion" !

Responsables oui, mais à condition que cela soit sans risques ! Car enfin, qu’est-ce qui empêche nos deux grands élus de remplir véritablement ce rôle d’acteurs qu’ils revendiquent en assurant une médiation qu’ils renvoient par facilité sur le représentant de l’État ? Facilité, incompétence, refus de responsabilités, confort tutélaire… ? 

Quoiqu’il en soit, la réalité est là, celle de collectivités décentralisées qui peinent à assumer des responsabilités que la loi leur confère et que l’État  continue à exercer à leur place et souvent malgré lui.

Le 02.06.2017
Joé BEDIER
Conseiller régional
Président de l’UDSA

 

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