La Conférence péï veut s'atteler à trouver des solutions pour La Réunion

La deuxième édition de la Conférence péï s'est tenue ce mercredi après-midi au Port. Après un court bilan des actions menées sur la base des travaux de novembre dernier, des ateliers ont été organisés pour engager une réflexion collective sur des propositions pour le développement de La Réunion.
La Conférence péï s'est installée ce mercredi après-midi dans la salle du Kabardock au Port. L'événement qui rassemble politiques, citoyens ou encore acteurs économiques et sociaux, avait pour but de faire des propositions sur les problématiques phares que connaissent les Réunionnais.
Au sujet de la vie chère, par exemple, le député Philippe Naillet indique que la Conférence péi souhaite s'attaquer "aux causes structurelles". "C'est ce qu'on a porté dans notre projet de loi", déclare le parlementaire socialiste qui rappelle avoir inscrit des mesures proposées lors de la Conférence péï dans un projet de loi défendu en début d'année.
Les avancées obtenues lors de la première conférence péi
L'après-midi a commencé avec un retour d'expérience du premier rassemblement entre citoyens et politiciens de tous horizons qui s'est déroulé en novembre dernier. Quatorze motions avaient alors été présentées qui ont été envoyées au gouvernement. Certaines ont été défendues lors des débats parlementaires.
"On a fait le bilan de ce qui était sorti du courrier transmis à Michel Barnier. Il y avait le maintien des crédits de la Mission Outre-mer, on a réussi également à contrebalancer la réforme de la Lodéom. J'ai également porté le régime spécifique d'approvisionnement et nous avons gagné une enveloppe de cinq millions d'euros pour les Outre-mer", liste la sénatrice Audrey Bélim qui salue les "résultats positifs suite à ce travail collectif."
"On est convaincus qu'il faut continuer à travailler ensemble, donc on vient s'armer de propositions pour porter la voix des Réunionnaises et des Réunionnais", assure l'élue socialiste.
Le CIOM et la visite du Président en ligne de mire
"On a des citoyens, des organisations politiques, des institutions, des entrepreneurs, on a des personnes intéressées par la politique publique", détaille Ericka Bareigts, maire de Saint-Denis.
Elle explique que cette deuxième Conférence péï vise à préparer La Réunion à des rendez-vous d'importance nationale : un CIOM (Comité interministériel des Outre-mer) et une visite du président de la République en avril. "Notre idée est de faire ensemble des propositions qui émanent de tous les territoires sur tous les sujets qui intéressent les Réunionnais. Nous allons pouvoir remettre des propositions", explique l'architecte de la Plateforme réunionnaise.
Loin du tumulte de la première Conférence péï, Ericka Bareigts salue la mobilisation des citoyens pour cette deuxième édition : "Tout ce qui est innovant est curieux. Nous, on est convaincus de cette démarche. On a beaucoup de monde, on a des nouveaux qui arrivent. On s'en parle. La Conférence péï ne laisse pas impassible et les gens sont venus !"
Des propositions citoyennes qui pourront nourrir les programmes politiques
Cette Conférence péï qui est ouverte aux Réunionnais de "tous horizons" est portée par la Plateforme réunionnaise d'Ericka Bareigts. Parmi ses habituels alliés, les maires de Saint-Benoît, Patrice Selly, et de Cilaos, Jacques Técher, étaient toutefois absents. Le premier est resté auprès de ses administrés encore lourdement impactés par Garance, le second devait faire face aux conséquences des intempéries du début de semaine dans le Cirque.
À noter aussi que la Conférence péï appelle à l'unité de toutes les forces vives. Signe que cette démarche d'ouverture est entendue, le député de la 7e circonscription, Perceval Gaillard (LFI), y a apporté sa contribution. Il n'était pas présent, mais ses mots ont été portés par Geneviève Payet.
L'initiative veut s'inscrire de façon durable. Et dans quelque temps (dans un an exactement), se tiendront les Municipales 2026. Ericka Bareigts précise qu'il ne s'agit pas là de l'objectif de la Conférence péï, mais que les propositions pourront trouver leur place dans les futurs programmes. "Les gens viennent avec leurs sujets et ceux-ci sont traités là où il y a les compétences. S'il y a de bonnes idées, elles pourront être reprises pour les élections municipales", assure-t-elle.


