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Condamnée à rester prisonnière à vie de la BFC ?

C’est l’histoire d’une cliente de la BFC.

Ecrit par Pierrot Dupuy – le jeudi 23 novembre 2023 à 19H06

Après avoir ouvert son compte en 2008 à l’agence de la rue Alexis de Villeneuve à Saint-Denis, elle a été baladée, sans qu’elle l’ait demandé, à celle du Barachois puis à celle de la rue du Maréchal Leclerc et enfin à celle du Chaudron. Loin de son domicile situé à Montgaillard. Elle décide donc de demander la fermeture de son compte par lettre recommandée le 20 juillet 2022 avec prise d’effet le mois suivant.

Vers le 10 septembre, elle reçoit son relevé de compte et elle a la surprise de découvrir que non seulement celui-ci est toujours ouvert mais qu’en plus la banque continue à lui prélever des frais.

En octobre, nouveau relevé de compte et le compte n’est toujours pas clôturé.

Elle décide alors de se déplacer et se rend à son agence du Chaudron fin octobre où elle voit un conseiller à l’accueil qui lui recommande de faire un mail à sa chargée de clientèle. Ce qui est fait dans la foulée. Elle joint une copie de son courrier recommandé ainsi qu’à nouveau son RIB d’un compte du Crédit agricole afin qu’on y verse le solde de con compte et copie de sa pièce d’identité. Et elle demande au passage à nouveau le remboursement des frais indûment perçus.

Début janvier, nouveau relevé de compte. Le compte n’est toujours pas clôturé sans que la conseillère n’ait donné la moindre nouvelle.

Comme cette personne travaille et ne peut facilement se déplacer au Chaudron en semaine, elle retourne à l’agence en février. Le même chargé de compte de l’accueil constate à nouveau que le compte est toujours actif et lui demande de refaire un mail à sa chargée de clientèle. La moutarde monte au nez de la cliente au point que le ton monte et que le directeur de l’agence est obligé de sortir de son bureau et de la recevoir.

Très aimable, il effectue des recherches et retrouve le mail précédent, reconnait l’erreur de la banque et s’engage à faire le nécessaire pour clôturer le compte et rembourser les frais.

Début juin 2023, soit presque un an après le premier courrier recommandé, l’affaire n’est toujours pas réglée. Elle retourne voir le directeur d’agence qui à nouveau tout penaud, fait le virement du solde immédiatement et s’engage à clôturer le compte et à rembourser les frais dès le début de la semaine suivante.

En juillet, le compte est toujours actif. Elle le rappelle mais il est en congés. Elle laisse un message sur la messagerie de son remplaçant. Et le directeur ne répond plus à son téléphone. Elle lui fait un mail incendiaire lui demandant comment sortir de cette situation ubuesque, mail auquel il n’a jamais répondu.

La cliente s’absente de La Réunion pour trois mois et à son retour hier matin, elle a la surprise de découvrir dans son courrier un nouveau relevé de compte. Non seulement celui-ci n’a pas été clôturé mais de nouveaux frais de 6,95€ lui ont été débités. Ce qui fait passer son compte à découvert de 0,40€…

Et ce matin, nouveau courrier l’informant que si elle ne comble pas dans les plus brefs délais son découvert, elle s’expose à des poursuites. Ubuesque !

Plus d’un an s’est maintenant écoulé depuis le premier courrier recommandé. Et la cliente désespère. Va-t-elle un jour réussir à quitter la BFC ou en sera-t-elle prisonnière à vie ?

Thèmes : Banque | BFC
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