Communiqué du groupe "UMP et Apparentés" du Conseil Régional
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Devant la réponse du gouvernement de s’en tenir au respect strict du protocole de Matignon signé en janvier 2007, Pierre Vergès, vice-président de l’exécutif régional semble préparer les Réunionnais à un éventuel abandon du projet du Tram-train. Il rejette aujourd’hui la responsabilité de cette situation sur l’Etat français. Le groupe "UMP et Apparentés" tient à remettre les choses au point et dire la vérité aux Réunionnais, pour dissiper les malentendus, et rétablir un certain nombre de faits.
Passée l’euphorie qui a entouré la signature du protocole de Matignon le 19 janvier 2007, la Région est conduite aujourd’hui à faire ses comptes et semble découvrir l’impasse financière dans laquelle l’a entraîné son projet de Tram-Train. La Région reconnaît elle-même aujourd’hui qu’elle ne peut poursuivre tous les lièvres à la fois.
Erigé en priorité par la collectivité en décembre 1998, cela fait 11 ans que le dossier du Tram-Train est porté par la majorité régionale, 11 ans pendant lesquels elle a poursuivi les études, réalisé les expertises financières, arrêté les tracés, et lancé les évaluations de partenariats. Comment peut-elle aujourd’hui s’exonérer de toute responsabilité en cas d’abandon du projet ?
A chacune des grandes étapes de ce projet, et face aux inquiétudes et aux multiples interrogations sur les capacités financières de la Région, des "réponses" et des "garanties" ont toujours été apportées aux élus de la Région :
-En septembre 2005, les résultats de l’expertise financière (rapport Klopfer de décembre 2005) montrent "la capacité de la Région à réaliser ce projet dans son ensemble" ;
-En août 2006, Paul Vergès assure que la redevance annuelle ne dépassera pas le montant annoncé de 81 millions d’euros qui constitue une "hypothèse plafond" ;
-En janvier 2007, Paul Vergès assure que le protocole de Matignon constitue un "accord historique" le conduisant à affirmer que "l’impossible d’hier devient la réalité d’aujourd’hui"
-En juillet 2009, le Président de la Région annonce en commission permanente le choix du projet Tram’Tiss pour un montant inférieur au prix plafond de 1,6 milliards d’euros ;
Aujourd’hui, la Région menace d’abandonner ce projet faute de financements suffisants et voudrait en faire supporter l’entière responsabilité à l’Etat au motif que celui-ci refuse d’accorder à la Région une dotation ferroviaire de 80 millions d’euros par an.
Alors que le soutien de l’Etat et de l’Europe a toujours été à la hauteur de ce qu’avait souhaité la majorité régionale, il est aujourd’hui extrêmement troublant de constater l’arrogance avec laquelle l’exécutif régional cherche à justifier un éventuel désengagement. La majorité régionale avait souhaité à travers ce projet donner l’exemple d’une politique prenant ses responsabilités face aux Réunionnais, aujourd’hui elle renonce à celles-ci alors qu’elle a toujours dit vouloir pleinement les assumer.
Il n’en reste pas moins que la recherche et la mise en œuvre d’un mode alternatif de déplacement au tout-automobile s’imposent dans un proche avenir : mais ces réflexions devront s’inscrire dans le strict cadre des possibilités financières de la collectivité afin qu’elles puissent aboutir à un projet réaliste et répondant aux attentes des Réunionnais.
Dominique FOURNEL
Président du groupe "UMP et Apparentés"


