[Communiqué] À Mayotte, la sauvegarde des tortues marines érigée en priorité

Mayotte, joyau de l’océan Indien, est un sanctuaire vital pour les tortues marines. Ces créatures majestueuses, classées parmi les espèces menacées, trouvent dans les plages de cet archipel un lieu de reproduction essentiel. Chaque année, plus de 3000 pontes sont recensées sur les plages de Mayotte, soulignant l'importance cruciale de cet habitat pour la survie des tortues marines.
Cependant, les tortues marines de Mayotte font face à de nombreuses pressions, notamment le braconnage. En dépit des efforts de conservation, environ 200 cas de braconnage sont rapportés annuellement, menaçant gravement les populations locales de tortues. La France, consciente de sa responsabilité environnementale, s’engage à protéger ces espèces au travers du Pacte de Sauvegarde des Tortues Marines.
Depuis plusieurs années, ce pacte a permis de renforcer les efforts de protection, d'accroître la sensibilisation du public et de lutter efficacement contre le braconnage. Fort de son succès, le nouveau Pacte de Sauvegarde des Tortues Marines 2024-2026 vient renouveler et intensifier ces actions avec des objectifs ambitieux et l’intégration de nouveaux acteurs déterminés à préserver ce patrimoine naturel.
Les nouveaux acteurs du Pacte
Les tortues marines sont bien plus qu'un atout pour la biodiversité de Mayotte ; elles sont également un pilier du développement durable et touristique de l'île. En jouant un rôle crucial dans les écosystèmes marins, elles contribuent à la santé des récifs coralliens et des herbiers marins. Leur protection est donc synonyme de préservation de l’environnement, mais aussi de la promotion d’un tourisme respectueux et responsable.
Pour les trois prochaines années, le Pacte de Sauvegarde des Tortues Marines bénéficie de l’adhésion de nouveaux acteurs, enrichissant ainsi le réseau des six acteurs historiques de protection (les associations Oulanga Na Nyamba et les Naturalistes de Mayotte, le Conseil départemental, la CCPT, la CCSud et la préfecture) et de surveillance : l’Office Français de la Biodiversité, le Conservatoire du Littoral, la communauté d’agglomération du Grand Nord et l’association Le Regard du Cœur.


