Comment vivrons nous quand les robots nous auront remplacés ?

Je suis tombé ce week-end sur une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux et j’avoue que je suis resté scotché !
Carlie Weinreb, c’est son nom, une gamine de 11 ans qui intervenait il y a quelques jours devant une flopée de fiscalistes de renommée internationale qui l’écoutent avec admiration. Et il parait qu’elle donne des conférences depuis l’âge de 6 ans !
On la voyait expliquer aux représentants de l’OCDE, rien que ça, avec un aplomb incroyable qu’il fallait taxer les robots. Ou plus précisément les entreprises qui utilisent des robots.
Son principal argument ? Si les robots prennent tous les emplois peu ou pas qualifiés, comment feront ceux qui n'ont pas de travail pour vivre ? Et ceux qui restent, qui auront la chance d’avoir conservé un emploi, ne seront plus assez nombreux pour payer les fonctionnaires, et financer la construction et l’entretien des infrastructures et des écoles. Pour elle, la réponse est évidente. Il faut faire payer les robots et leurs propriétaires.
Comment se fait-il que personne n’y ait pensé plus tôt ? Soyons honnêtes, Carlie Weinreb n’est pas la première à faire cette proposition. Bill Gates l’avait déjà évoquée.
Plus près de nous, Benoit Hamon en avait fait un des principaux points de son programme pour la dernière présidentielle. Avec le succès qu’on connait.
Très bizarrement, il est possible qu’une petite Canadienne de 11 ans réussisse là où le fondateur de Microsoft et un candidat socialiste à la présidentielle ont échoué. Les journaux qui rapportent l’info disent que les spécialistes de l’OCDE ont été très intéressés par la proposition de la jeune Canadienne et qu’ils devraient étudier le dossier.
Et c’est vrai que, dit comme ça, la proposition a de quoi séduire.
Prenons l’exemple de nos pays dits développés. Il y a quelques dizaines d’années de cela, nous frôlions le plein emploi, les usines tournaient à plein.
Puis sont arrivés les pays dits en voie de développement qui ont offert une main d’œuvre à bas coût, qui a permis de fabriquer le même produit bien moins cher.
Résultat : des milliers d’usines ont fermé en Europe, pour ne prendre que cet exemple, entrainant une montée inexorable du chômage, tandis que les pays émergents connaissaient une croissance faramineuse.
Selon le principe des vases communicants, certains états se sont appauvris, en même temps que d’autres s’enrichissaient.
Mais le capitalisme est ainsi fait qu’il essaie de toujours produire moins cher et bientôt, même les ouvriers chinois ou indiens sont apparus trop cher, comparativement aux robots. Lesquels offrent en plus l’avantage de travailler 24h/24, de ne jamais tomber malades (en panne parfois), de ne jamais réclamer d’augmentations de salaires et de ne pas être syndiqués.
Tout cela est bien beau mais, comme le dit si bien Carlie Weinreb, qui va payer les impôts pour financer les routes, les écoles, les hôpitaux ? Et, puisque les robots travaillent pour nous, il faudra bien que l’état verse un revenu minimum à ceux qui n’auront plus de revenus du fait qu’ils seront au chômage et qui devront malgré tout continuer à se nourrir, à s’habiller. A vivre tout simplement…
Ne restera plus dès lors que la solution de taxer les robots…


