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Chômage et emploi : La frontière est mince

Au second trimestre de cette année, pas moins de 27,2% de la population Réunionnaise était au chômage. Mais selon les conclusions de la dernière étude menée par l'INSEE Réunion, beaucoup sont aux frontières du chômage et de l'emploi.

Ecrit par C. L – le mercredi 09 décembre 2009 à 16H31

29.000 personnes en temps partiel subi

A la Réunion, 35.500 personnes sont considérées comme inactives. Bien que sans travail et souhaitant travailler, ces personnes ne peuvent être qualifiées de « chômeuses » par le Bureau International du Travail (BIT) en raison de leur « indisponibilité à accepter un poste sous deux semaines« , ou encore par leur « manque de recherche active d’emploi« .

Parmi ces inactifs, plus de la moitié ne font aucune recherche en vue d’obtenir un emploi. Principale raison, à 57% contre 40% en métropole : le découragement. Six hommes sur dix en sont victimes, et les jeunes de moins de 30 ans représentent un tiers de ces découragés qui craignent ou font régulièrement face à des échecs. A terme, ils ne répondent plus aux exigences du BIT, à savoir contacter des entreprises, répondre à des annonces d’embauches, bref, s’investir pour trouver un emploi, quel qu’il soit.

En 2008, l’ile comptait 51.500 travailleurs en temps partiel, dont plus de la moitié n’a pas choisi ce temps limité et souhaiterait travailler davantage. Ce temps partiel est souvent propice à des basculements très rapides aussi bien vers le chômage que vers l’emploi.

A noter que le temps partiel est trois fois plus important pour les hommes réunionnais que les métropolitains. Globalement, la tendance locale reste la même d’une année à l’autre avec 11 à 12% des salariés qui ne travaillent pas à temps plein sur l’ile contre 4,6% en France Métropolitaine.

L’emploi informel: une activité transitoire

Ces difficultés à travailler 35 heures par semaine mènent souvent au chômage et au découragement, mais aussi au travail informel.

12.500 salariés, soit 5,2% des travailleurs, déclarent ainsi ne pas recevoir de fiche de paye ou ne pas être membre d’une chambre consulaire, ou de l’Ursaaf pour les indépendants. Pour les responsables de l’INSEE Réunion, il s’agit d’une « petite part stable d’une année à l’autre » avec une situation très mouvante pour les individus concernés.

Qu’il s’agisse d’un emploi à temps plein ou un travail occasionnel, en un an, la situation de ces travailleurs non-déclarés évolue vers le chômage à 48%, un emploi officiel à 33%. Sur 100 travailleurs, 19 conservent un travail dissimulé.

A noter que ce type d’étude est rendu difficile de par la nature illégale du travail non-déclaré, toutefois, l’INSEE Réunion tente d’avoir des informations et sera rejoint prochainement par l’INSEE au niveau National.

 

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