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CFAO Motors Réunion : l’Inspection du travail autorise le licenciement d’un représentant du personnel

Ecrit par N.P. – le vendredi 5 décembre 2025 à 10H28

La procédure disciplinaire engagée depuis septembre visait un salarié protégé de la concession Citroën du Chaudron.

L’Inspection du travail a donné son feu vert au licenciement d’un représentant du personnel de CFAO Motors Réunion. L’autorisation, communiquée ce jeudi 4 décembre, intervient à l’issue d’une enquête interne menée par un cabinet indépendant et d’une instruction administrative conduite par l’Inspection du travail. Selon la direction, cette procédure disciplinaire engagée le 17 septembre a été menée « dans le strict respect du Code du travail et des garanties applicables aux salariés protégés ».

Cette décision marque un tournant dans le conflit social qui secoue depuis plusieurs semaines la concession Citroën du Chaudron. Fin septembre, le comité social et économique (CSE) s’était opposé au licenciement de deux salariés protégés visés par des sanctions disciplinaires. Sur huit voix exprimées, sept s’étaient prononcées contre. Malgré cet avis défavorable, la direction avait transmis les dossiers à l’Inspection du travail, seule habilitée à autoriser le licenciement d’un salarié protégé.

Lire aussi : Licenciement contesté chez Citroën : le CSE rend un avis défavorable

À l’époque, les représentants du personnel dénonçaient une « cabale contre le syndicat ». « On nous accuse d’être à l’origine de courriers anonymes, sans aucune preuve », expliquait alors Sully Albaret, délégué CGTR. Le syndicaliste reliait cette procédure à plusieurs alertes pour “danger grave et imminent” déposées ces derniers mois, concernant notamment le stockage de batteries et d’airbags en plein soleil. « Ce sont de vrais problèmes de sécurité, pas des prétextes », affirmait-il.

La direction de CFAO Motors Réunion justifiait de son côté les sanctions engagées par « des comportements graves et contraires à ses valeurs », observés lors d’une enquête externe. Le directeur général, Christophe Morel, rappelait alors qu’il s’agissait de « préserver un cadre de travail de qualité et respectueux de chacun », insistant sur le fait que la démarche s’effectuait « dans le respect des droits des salariés ».

Avec cette décision administrative, la direction est désormais autorisée à mettre fin au contrat du représentant syndical concerné.

Etiquettes : Automobile | Grève

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